Gbagbo aux télévisions africaines : “MA PLUS GRANDE VICTOIRE...”
Laurent Gbagbo a été interrogé à Mama, son village natal dans le cadre de l’émission télévisée “Le plateau de l’intégration africaine”.
M. Le Président, vous êtes le premier Chef d’Etat que nous recevons dans le cadre de cette émission qui sera présentée dans plus de 50 pays. Merci pour l’honneur que vous nous faites en acceptant cette invitation. Votre pays, la Côte d’Ivoire, vient de vivre la plus grave crise
de son histoire avec le conflit militaro-politique déclenché le 19 septembre 2002. Après des accords infructueux, l’Accord politique de Ouagadougou a permis au pays d’amorcer un processus de sortie de crise et cela fait un an. Nous ferons le bilan de ce processus qui va être parachevé par les élections à venir. Nous parlerons de la place de votre pays en Afrique de l’Ouest et en Afrique tout court et nous parlerons de l’intégration sous-régionale sans oublier les relations entre l’Afrique et le reste du monde. En somme, un large tour de l’actualité nationale et internationale.
Et pour vous interroger, avec moi (Côte d’Ivoire), sur ce plateau, il y a sept autres confrères du Bénin, du Burkina, du Gabon, de la Guinée, du Mali, du Niger et du Sénégal.
M. le Président, juste un mot à l’endroit de nos hôtes?
D’abord, je suis heureux qu’ils soient venus en Côte d’Ivoire. Je les accueille et je leur souhaite la bienvenue. Je suis en plus heureux qu’ils soient venus à Mama. Nous avions un calendrier très difficile. Il fallait mettre ensemble plusieurs exigences. Il fallait que je sois ici pour la fête mondiale des femmes. Quand vous m’avez fait la proposition, j’ai demandé si vous pouviez venir ici. Vous avez accepté. Je vous félicite et je félicite tous vos collègues qui sont venus de si loin.
Nous aimerions savoir si le Président est disposé à répondre à toutes les questions.
Oui. Demandez à vos collègues ivoiriens. Ou bien j’accepte une émission ou je ne l’accepte pas. Mais quand je l’ai acceptée, je joue le jeu. Chaque émission a ses règles et je vais répondre à toutes vos questions sans aucun détour.
(Projection d’images montrant la Côte d’Ivoire au travail et un portrait du Président Gbagbo).
Monsieur le Président, je vous ai vu regarder ce portrait avec parfois un sourire en coin.
Est-ce qu’il vous arrive de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur pour évaluer et analyser votre combat politique aujourd’hui?
Oui, oui ! Comme tous ceux qui ont parcouru un long chemin, je parcours souvent le passé, je le scrute mais je continue.
Dans l’opposition, M. le Président, vous êtes apparu comme un défenseur acharné des libertés. Mais tout récemment, vous avez dérouté plus d’un Ivoirien quand vous vous êtes attaqué aux grévistes. C’était à la Société ivoirienne de raffinage. Vous avez menacé, vous avez même dit qu’en cette période de crise, aller en grève, c’est criminel. Certains enseignants et certains de vos électeurs ne comprennent pas. N’est-ce pas trop fort, venant de vous qui êtes un défenseur des libertés?
Oui, je suis un défenseur des libertés et continue de le faire. Mais je ne suis pas pour la mort de mon pays. Il y a des moments où il faut savoir faire les choses. Nous définissons nos libertés dans le cadre de la République de Côte d’Ivoire. Si la République de Côte d’Ivoire n’existe plus, qu’elle s’effondre, l’Etat s’effondre, les institutions de la République s’effondrent. Si la Côte d’Ivoire ne peut exister, dans quel cadre allons-nous exercer les libertés? Je veux donc appeler les Ivoiriens à être responsables. Nous sommes en temps de crise grave. Nous avons fait la guerre et nous sommes en train de sortir, petit à petit, des conséquences de cette guerre. Il y a des grèves intempestives qui n’ont pas leur raison d’être, et c’est de cela que je parlais. C’est à leurs auteurs que je m’adressais, de façon vive, dure. La grève est constitutionnelle. Je n’arrête donc pas de grévistes mais il faut qu’ils comprennent aussi que l’Etat a les moyens de s’attaquer à une grève et de l’arrêter. Chacun a ses instruments de combat. Mon rôle est de défendre la Constitution, les libertés, le droit de grève mais c’est aussi défendre, avant tout, l’Etat de Côte d’Ivoire. Faire en sorte que l’Etat existe.
Depuis 7 ans que vous êtes à la tête de cet Etat et que vous gérez la crise, pensez-vous qu’on peut s’en sortir et quelles sont vos assurances?
Oui. Quelquefois, je suis agacé par des commentaires de gens qui ne savent pas comment on gère un Etat. Je crois que la plus grande chose que j’ai faite depuis le 26 octobre 2002 que je suis au pouvoir, a été de défendre la République, l’Etat, les institutions de l’Etat. Aujourd’hui, nous sortons de la crise. Visiblement, nous voyons que l’Etat existe et que les institutions de l’Etat existent. On ne le dit pas assez mais c’est ma plus grande victoire. Faire en sorte que l’Etat ne disparaisse pas est ma plus grande victoire. Et j’en suis fier. Je suis fier d’avoir combattu pour que l’Etat de Côte d’Ivoire existe et qu’il ne soit pas à terre. J’en suis très fier.
M. le Président, vous avez dit tout à l’heure que la Côte d’Ivoire est en train de sortir progressivement de la crise avec l’Accord de Ouagadougou. S’il y avait un bilan à faire un an après la signature de cet accord, quelle conclusion tireriez-vous?
Je suis très fier. Quand cette crise a éclaté, nous avons parcouru le monde entier pour faire des négociations. Nous avons signé de nombreux accords jusqu’à ce que dans les responsabilités qui sont les miennes, je comprenne qu’il y avait beaucoup de choses bidons dans tout ce qu’on faisait. Et il fallait que nous, Ivoiriens, rentrions en nous-mêmes, pour essayer de nous transporter nous-mêmes. Si les autres doivent venir nous aider, qu’ils le fassent mais il faut que nous soyons nous-mêmes convaincus que nous devons prendre notre destin en main pour nous en sortir. Et je suis fier qu’on l’ait fait. Je suis fier qu’on soit arrivé au résultat auquel nous sommes tous parvenus. Nous avons pris Blaise Compaoré pour faciliter le processus mais c’est d’abord nous qui avons négocié. Cela a duré longtemps, à peu près trois mois. Nous avons signé l’Accord de Ouagadougou le 4 mars 2007. Entre le 4 mars 2007 et aujourd’hui, il y a un an. Chers amis, regardez vous-mêmes, faites le point. Avant, on parlait de guerre; aujourd’hui, on parle d’élections. C’est un progrès immense. Nous avons supprimé la zone de confiance, etc. Je suis fier de l’Accord de Ouagadougou que nous avons signé. Mais je serai encore plus fier quand nous l’aurons achevé totalement.
Le 3ème Accord complémentaire qui a été signé à Ouagadougou le 28 novembre dernier, prévoyait le redéploiement de l’administration sur l’ensemble du territoire au plus tard le 30 janvier.
Il prévoyait, par ailleurs, les opérations de reconstitution des registres d’état civil qui devaient être lancées avant la fin de décembre 2007. En ce moment, le constat qu’on fait, c’est que vous n’en êtes qu’à la définition du mode opératoire en vue de cette reconstitution.
Si l’on s’achemine dans cette direction, ne risque-t-on pas d’aboutir à un 4e ou un 5e accord complémentaire?
Qu’est-ce que cela fait s’il y avait 10 accords complémentaires? Où réside le problème? Mon problème n’est pas là où vous situez le vôtre. Mon problème est qu’on sorte de la crise et qu’on fasse des élections qui donnent le pouvoir, de nouveau, à un citoyen et qu’il prenne les décisions pour sortir définitivement de la crise. Or, vous me dites qu’il faudra peut-être un 4ème ou un 5ème accord. Mais qu’est-ce cela fait? Rien du tout. Ce pourquoi je suis content aujourd’hui, c’est que sur tous les problèmes, il n’y a plus de désaccord de principe. Sur tous les problèmes, il y a des pas pratiques à poser pour arriver au résultat final. C’est très différent de la situation antérieure. Nous sommes d’accord sur tous les principes. Maintenant, il faut y arriver. On peut parler du redéploiement de l’administration. A ce sujet, je suis allé visiter la région des Savanes comme dans d’autres régions. Les préfets, secrétaires généraux de préfecture, sous-préfets sont tous en place. Mais ce qu’ils n’ont pas et qui n’est pas écrit dans les accords, ce sont les maisons. Ils n’ont plus de bureaux. Donc ils sont là, physiquement présents dans les départements mais ils n’ont pas de moyens de travail, de voiture. Aussi bien les sous-préfets que les secrétaires généraux. Nous sommes en train de travailler pour avoir les voitures et les leur affecter. Par contre, ce ne sera pas maintenant pour ce qui est des bâtiments qui ne sont pas en état de fonctionner. Quand le préfet, lui-même, dort dans une autre localité parce que ne sachant pas où dormir et que le médecin va tout juste pour voir ce qui aurait dû être son hôpital. Ce ne sont pas des problèmes de principe parce que tous les problèmes de principe ont été réglés. Aujourd’hui, nous avons des choses pratiques à régler, y compris dans les zones qui n’ont pas été touchées par la guerre.
Il y a deux semaines, j’étais à Divo pour prendre part à une messe à l’invitation d’un évêque. Divo est située dans la zone gouvernementale où il n’y a eu aucune guerre. Et tout le corps préfectoral était venu me rencontrer à la sortie de la messe pour me dire qu’aucun d’entre eux n’a une voiture. C’est pour dire que quand la crise arrive, elle désorganise beaucoup de choses, y compris les finances publiques. Donc en parlant de sortie de crise, nous sommes en train de nous réorganiser pour nous reconstituer. Mais en même temps que nous affectons les fonctionnaires, nous discutons avec l’étranger, notamment les institutions de Bretton Woods. Et il y a une semaine que nous avons achevé de payer ce que nous devions à la Banque mondiale. Parce qu’il fallait qu’on paie cela pour que nous puissions attendre de ces institutions autre chose. Nous avons donc beaucoup de choses à faire. Il y en a qui sont des principes et d’autres, secondaires.
M. le Président, vous dites que vous êtes d’accord sur tous les principes. Mais pour alleraux élections, il faut sécuriser le territoire ivoirien. Peut-on- dire, aujourd’hui, que vous avez trouvé un consensus sur la question du désarmement?
Je vous ai dit que nous sommes d’accord sur tous les principes. C’est-à-dire sur le désarmement. Nous sommes d’accord là-dessus. Il n’y a pas de problème. Je vous disais tout à l’heure quand on demande de redéployer l’administration, c’est un principe qui montre que nous sommes d’accord. Un préfet affecté rejoint son poste mais s’il n’a pas de maison où loger et de bureau pour travailler, que fait-il ? C’est pour cette raison que je vous ai dit de faire la distinction entre l’accord pour les principes et la réalité concrète de l’exécution d’un tel principe. Sur le désarmement, il n’y a aucun problème. Le Premier ministre et moi réfléchissons pour savoir s’il faut faire un deuxième bûcher. On va peut-être le faire à l’image de celui de Bouaké le 30 juillet 2007. Il n’y a pas de problème sur le principe; maintenant, il faut ramasser les armes. Et je vous le dis, aujourd’hui, nous ramasserons les armes, nous ferons le désarmement avant de faire les élections. Je le répète très clairement. Maintenant, il faut nous laisser travailler. Une fois qu’on est d’accord sur ces principes, il faut nous laisser aller à la pratique. Doucement, doucement, nous sommes pressés.
M. le Président, vous dites avant de faire les élections, c’est-à-dire en juin?
Oui, nous les avons prévues en juin.
Est-ce que les élections vont se tenir effectivement en 2008? Vous faites des progrès mais vous êtes quand même tenus par les délais constitutionnels?
Quels délais constitutionnels? Les élections en Côte d’Ivoire auraient dû avoir lieu à la fin du mois d’octobre 2005. Pour quelles raisons n’ont-elles pas eu lieu? Parce qu’il y a eu la crise qui ne permettait pas les élections. Et cela est écrit dans la Constitution de la Côte d’Ivoire. Qui est que si le pays est coupé en deux et que cela rend impossible la tenue des élections, le Président de la République saisit le Conseil constitutionnel. Il s’adresse à la Nation et il demeure à son poste. Je suis là. Maintenant, nous sommes en train de rouler vite, vite, vite pour qu’on arrive à faire les élections rapidement. Mais on va à l’allure où la voiture peut aller, à l’allure que la route nous permet.
M. le Président, le vrai problème de la Côte d’Ivoire est celui de l’identité qui a conduit à la crise…
Je ne suis pas d’accord avec vous.
Alors, expliquez-le moi.
Comment définissez-vous ces fameuses foires foraines?
Ce n’est pas la première fois qu’il y a des audiences foraines. En 1997 déjà, il y en a eues dans toute la Côte d’Ivoire. Et ça n’a pas provoqué de drame particulier. Beaucoup de gens n’ont pas d’actes de naissance, surtout ceux de ma génération. Maintenant, il y en a beaucoup moins. Nous sommes à peu près à 300.000 personnes. Sur 20 millions d’habitants, cela ne représente rien.
Mais vous refusez de délivrer des certificats de nationalité.
Non, non ! Il ne faut pas dire cela. On ne dit pas les choses qu’on ne sait pas. Mon rôle, c’est de faire respecter la loi en Côte d’Ivoire et non de laisser la pagaille s’installer. Que dit la loi. Elle dit que les audiences foraines sont faites uniquement pour délivrer les jugements supplétifs d’actes de naissance ou les jugements supplétifs d’actes de décès. J’ai donc été étonné que des gens qui ont fait voter ces lois veuillent les contourner en y enjoignant des certificats de nationalité. Il y a une autre démarche pour faire les certificats de nationalité prévue par une autre loi. Il n’y a pas de problème. Mais je ne laisserai pas faire l’illégalité. Ce n’est pas parce qu’on veut sortir de la crise que nous devons accepter l’illégalité. Je n’accepterai pas l’illégalité.
M. le Président, depuis 7 ans, vous ne gérez que la crise. Vous avez assez de problèmes, même si, à vous entendre, vous voulez avancer. Vous avez le recensement à faire, les audiences foraines, le désarmement avant les élections et les élections elles-mêmes.
Pour tout cela, il vous faut ce qu’on appelle le nerf de la guerre, c’est-à-dire l’argent. Mais en attendant, vous gérez une partie du pays, je parle des impôts et des douanes. Pouvez-vous nous expliquer ce qui se passe de l’autre côté du pays? A vous entendre, les préfets sont présents mais gèrent-ils les impôts et les douanes?
L’essentiel, c’est que la Côte d’Ivoire est debout. Je ne travaille pas dans l’irréel, l’abstrait. Je travaille dans le concret. Depuis que cette crise a éclaté, la Côte d’Ivoire vit. Elle fait face aux dépenses d’un Etat, elle paie ses fonctionnaires sans retard. Donc cela fait que nous ne sommes pas traumatisés. Maintenant, il faut récupérer les taxes et les impôts de toutes sortes sur l’ensemble du territoire. Nous ne sommes pas traumatisés, c’est pourquoi nous ne précipitons rien. Nous devons maintenant, tout doucement, installer les postes de douane à toutes les entrées où elles ne sont pas. Nous en discutons avec le Premier ministre. Nous sommes en train de préparer les douaniers qu’il faut. A Ouangolodougou, Minignan…Nous connaissons les postes de douane et le nombre de frontières. Nous ne sommes pas stressés, justement parce que nous avons les moyens d’exister sans même ces postes de douane. Sinon, nous serions stressés. Doucement, doucement, nous sommes pressés, comme le dit l’adage.
M. le Président, vous semblez tenir un double langage politiquement par rapport à la crise. Vous faites appel à la solidarité de vos collègues, chefs d’Etat de la CEDEAO. Or, il se trouve que vous n’avez pas attendu son signal pour aller signer les APE.
Ce n’est pas du tout un double langage. Chaque chef d’Etat défend les intérêts de son pays. Je voudrais vous dire que nous avons tenu eu une réunion des chefs d’Etat de la CEDEAO il n’y a pas longtemps à Ouagadougou et il n’y a eu aucun chef d’Etat pour jeter la pierre ni au Ghana, ni à la Côte d’Ivoire. C’est moi qui ai donné l’ordre à mon ministre de signer les accords dans un souci de réalisme. Si je ne signais pas les APE (Accords de partenariat économique. Ndlr), savez-vous combien de francs je perdrais? Savez-vous combien de francs la Côte d’Ivoire perdrait?
C’est combien de francs ?
Nous perdrions au moins 400 milliards de francs par an. Je refuse que mon pays perde 400 milliards de francs par an. Cela veut donc dire que si c’était à refaire, je le referais, sans aucun regret.
Avez-vous consulté les autres chefs d’Etat?
Non. Justement, il faut mettre la responsabilité là où il faut. A Ouagadougou, j’ai pris la parole, le Ghanéen John Kufuor aussi. Et nous avons tenu le même langage, puisque nous avons paraphé les mêmes textes.
Seulement deux Etats ont conclu les accords. Là, vous avez violé les traités de l’Union.
Mais nous avons sauvé notre économie. Je n’ai pas été élu par l’Union, mais par les Ivoiriens. Nous avons sauvé notre économie et c’est ce que j’ai expliqué à mes collègues. J’ai dit à cette réunion : Qui peut soupçonner la Côte d’Ivoire de ne pas être unioniste? Qui, dans cette salle, peut soupçonner la Côte d’Ivoire de ne pas être unioniste? Qui peut soupçonner le Ghana de ne pas être unioniste? Depuis 2000, et surtout depuis 2002, on savait que l’on allait arriver à cette situation à la fin de 2007. Qu’a fait la Commission de l’Union africaine pour que l’on n’en arrive pas là? Moi, je veux qu’on me l’explique, mais il n’y a personne pour me l’expliquer. Qu’est-ce que la Commission de la CEDEAO, qui était en charge du dossier, a posé comme acte ? A-t-elle convoqué une réunion pour qu’on en débatte? Elle n’a posé aucun acte. Alors, on arrive (à une situation) où chaque pays est placé devant ses responsabilités… Mais les autres pays qui nous jetaient la pierre, eux, ne perdaient rien. Les autres pays de la CEDEAO ne perdaient rien. Que l’on ait signé ou pas, eux ne perdaient rien du tout. Alors que le Ghana et nous perdions. La Côte d’Ivoire perdrait 400 milliards de francs par an. Je ne pouvais pas accepter cela.
La crise est-elle pour quelque chose dans la signature des accords par la Côte d’Ivoire?
Non. Le Ghana n’avait pas de guerre sur son territoire. Et pourtant, il a eu exactement le même comportement que nous. Il y a des pays qui, compte tenu de leurs exportations agricoles sur le marché européen, allaient subir le contrecoup. Ce sont, dans le cadre de la CEDEAO, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Et ces pays ont eu le même comportement. C’est cela que je veux que vous compreniez. Ce sont deux pays qui n’avaient pas la même situation intérieure; parce que le Ghana n’avait pas de guerre, il n’était pas en train de sortir d’une crise, mais il a eu exactement le même comportement que la Côte d’Ivoire. Dans l’autre zone, le Cameroun aussi a eu le même comportement. Je veux dire que ce n’est pas une question de crise interne. C’est une question de situation et de sauvegarde de l’économie nationale.
Si j’ai bien compris, votre vision de l’intégration africaine est que chaque pays défende ses intérêts.
Mais chaque pays défend toujours ses intérêts. Quand le Nigeria produit 2.300.000 barils de pétrole par jour, c’est pour le Nigeria d’abord. Etes-vous d’accord avec cela ? Alors, nous disons: Comment faire pour que ce que chacun a de positif serve à l’ensemble? Et si vous vous interrogez vous-même, vous comprendrez que la Côte d’Ivoire fait en sorte de mettre ce qu’elle gagne à la disposition du plus grand nombre. Mais justement, pour qu’elle continue de mettre ce qu’elle gagne à la disposition du plus grand nombre, elle ne doit pas donner des verges pour se faire fouetter. Elle ne doit pas chercher à perdre. Elle doit chercher à gagner, parce que quand elle gagne, c’est tout le monde qui gagne. Je vous demande de vous interroger sur les raisons pour lesquelles le Cameroun (de l’autre côté), le Ghana et la Côte d’Ivoire ont paraphé ces accords. Car ce n’est pas la Côte d’Ivoire seule qui a signé. La raison est que ces trois pays sont exportateurs de produits agricoles sur le marché européen. Et si avant le 31 décembre 2007, ils ne paraphaient pas ces APE, eux allaient payer tandis que les autres n’allaient rien payer du tout. La situation des autres ne changerait pas du tout, alors que celle de la Côte d’Ivoire changerait: elle deviendrait plus pauvre. Sommes-nous d’accord avec cela ? Il faut que nous soyons d’accord sur les termes du débat pour que l’on puisse avancer.
Toujours en rapport avec les préoccupations d’ordre économique, je voudrais me faire l’écho des craintes des populations de l’espace UEMOA avec toutes ces rumeurs de dévaluation du FCFA.
Vous étiez récemment à Ouagadougou à une table ronde avec le directeur général du FMI. Il y a une autre lecture de cette visite-là qui peut être également comprise comme étant une rencontre sur cette affaire de dévaluation.
Cette rumeur est-elle fondée?
Non, cette rumeur n’est pas fondée. C’est avec vous que je l’apprends ici. Nous avons fait la réunion avec M. Strauss Khan et les autres chefs d’Etat. Au niveau des chefs d’Etat, nous étions quand même 7 sur 8. Presque tout le monde était donc là. On a eu d’abord une séance de travail; ensuite, on a tous déjeuné ensemble et enfin on a continué à parler. Après, moi-même je l’ai (Dominique Strauss-Kahn, DG du FMI, ndlr) reçu dans ma suite à l’hôtel. Mais à aucun moment, nous n’avons parlé de dévaluation du FCFA.
En 1994, on a eu à peu près les mêmes types de démenti et puis après, la dévaluation est intervenue.
Oui mais… moi, je ne peux pas démentir des choses qui n’existent pas. Peut-être qu’après, d’autres diront, avec le gouverneur de la BCEAO qu’il faut faire une dévaluation… Mais pour ce que je sais, je suis allé à la réunion de Ouagadougou pour régler des problèmes de l’Union et ceux de la Côte d’Ivoire aussi. C’est pourquoi après avoir réglé les problèmes de l’Union dans une réunion d’ensemble, j’ai reçu le directeur général du FMI et nous avons discuté de relations bilatérales. Mais ce n’est pas au niveau bilatéral que l’on parle de la dévaluation d’une monnaie commune.
M. le Président, peut-on peut dire que la crise est définitivement derrière vous? Et que la Côte d’Ivoire, avec les autres, est unie dans la CEDEAO?
Mais c’est ce que nous avons pris comme décision. Je dis qu’il faut que les journalistes nous aident, que chacun fasse son travail. Je pense même que nous, les chefs d’Etat, avons péché, parce que nous n’avons pas poussé chacun à faire son travail. Nous avons créé une commission : la Commission de la CEDEAO, dirigée par Ibn Chambas. Qui avait en charge ce problème. Mais on ne l’a pas vue durant les cinq ans de discussions. C’est cela la vérité. On ne l’a pas vue. Et c’est à la fin, les derniers jours de la dernière semaine, que nous, autorités ivoiriennes, avons convoqué Ibn Chambas pour qu’il vienne à Abidjan. Nous lui avons dit : Dans quelques jours, c’est la fin de l’année, qu’est ce qu’on fait? C’est nous qui l’avons convoqué ! Mais ça ne devait pas se passer comme cela. La Commission est mise en place pour faire ce que chacun ne devait pas et ne doit pas faire individuellement. Cette Commis-sion aurait dû négocier, parce que je vous dis que depuis 2002, nous savions cela. Qu’a fait cette Commission ? Tant que nous n’allons pas répondre à cette question, on va passer le temps à faire de petites querelles qui ne nous font pas avancer.
Avec l’Accord de Ouagadougou, il y a certainement des avancées. Mais il demeure encore des obstacles.
Oui, je suis d’accord qu’il y a encore des obstacles. Mais il faut accepter que l’on a avancé. On n’est plus au stade de 2003, 2004, 2005, 2006 où c’était la galère (pour parler comme les Abidjanais. C’était tragique. Mais aujourd’hui, quand vous passez, les boîtes de nuit, les dancings, les maquis sont pleins. Et ça, ce sont les critères réels de mesure de la paix.
Mais je n’ai pas dit que tout est fini. Il faut que l’on aille aux élections pour que le peuple redonne le pouvoir à un individu et que celui-ci forme autour de lui un gouvernement cohérent pour initier beaucoup d’actions de développement. Nous sommes sur le chemin. Je vais vous dire que quelques Ivoiriens ont un pessimisme intéressé. Un pessimisme qui n’est pas d’un bon aloi. Il y a des Ivoiriens qui parlent comme si tout était comme en 2002, 2003, 2004. Alors que nous sommes en 2008 et que nous progressons de façon visible. On a quand même supprimé la zone de confiance qui était une zone où les gens se cachaient pour aller tuer. Rappelez-vous Guitrozon, Petit Duékoué, plus de 100 morts en une seule nuit. Rappelez-vous les attaques de Gohitafla, les 11 attaques contre Bondoukou, etc. Je ne vais pas assommer nos amis qui viennent d’ailleurs; mais rappelez-vous que tout cela est aujourd’hui derrière nous.
Maintenant, on est tous d’accord pour préparer les élections.
Sur la question des élections avant ou après le désarmement, il n’y a pas longtemps,le Premier ministre a dit que c’est un «débat idiot». Vous venez de dire tout à l’heure qu’il y aura le désarmement avant les élections.
Oui. C’est pourquoi ce débat n’a pas sa raison d’être. Que dit l’Accord de Ouagadougou que nous avons? Il dit que l’on fait le DDR, c’est-à-dire le désarmement; et puis les élections. Mais on les fera! C’est pour quoi je vous ai dit que nous allons ramasser les armes.
Pourquoi les élections vont-elles mettre fin à la crise?
Tout le monde a décidé qu’on considère les élections comme le point final.
Alors, pour les élections, il faut un processus transparent. Et pour ce faire, il y a un certain nombre d’organismes qui ont été choisis pour organiser cette opération d’inscription sur les listes électorales. Par exemple, l’opérateur économique Sagem et l’Institut national de la statistique (INS) doivent s’occuper des listes électorales. Est-ce que aujourd’hui, vous faites suffisamment confiance à Sagem?
Ecoutez, moi, je vous dit qu’on n’a pas besoin de Sagem normalement pour organiser les élections en Côte d’Ivoire. On organise des élections en Côte d’Ivoire depuis 1945, on les perd ou on les gagne; peu importe, on organise les élections. Mais comme on sort d’une crise et que mes adversaires crient tellement : «Oui, avec l’Institut national de la statistique (qu’eux-mêmes dirigeaient avant), comme c’est Gbagbo qui a nommé les gens à la tête, si c’est eux seuls, il va gagner». Alors, pour qu’ils n’aient pas peur, j’ai accepté qu’on adjoigne à l’INS, qui est l’organe technique de l’administration ivoirienne et qui fait toutes les statistiques, un opérateur privé. Ça va nous coûter plus cher, des milliards de FCFA (pour moi de l’argent qu’on aura à dépenser comme ça, mais… La paix coûte cher et il faut la payer. Je suis donc prêt à payer la paix. Et on fait des sacrifices. Mais l’organisme qui est chargé d’organiser les élections, ce n’est ni l’INS, ni Sagem, c’est la CEI (Commission électorale indépendante) qui, en lieu et place du ministère de l’Intérieur comme on le faisait avant, organise les élections. Maintenant, l’INS et la Sagem s’occupent des opérations techniques du recensement électoral.
M. le Président, que répondez-vous à ceux qui disent que vous n’êtes pas pressé d’aller aux élections parce que votre parti n’est pas prêt?
Ils se trompent. Je suis pressé d’aller aux élections parce que je pense qu’on ne peut pas gouverner le pays comme ça. Et puis, si notre parti n’est pas prêt, qui est prêt? Nous sommes plus prêts que tout le monde en Côte d’Ivoire aujourd’hui. Vous comprenez donc que c’est un vieux débat dont on ne parle plus en Côte d’Ivoire. Mais je suis très pressé d’aller aux élections parce que je pense qu’il faut un gouvernement, il faut une élection, une nouvelle légitimité pour que quelqu’un forme un gouvernement cohérent. Je l’ai dit, je le répète.
Où en êtes-vous avec le dialogue politique en Côte d’Ivoire? En d’autres termes, rencontrez-vous vos opposants? On a l’impression qu’à des questions politiques, vous apportez des réponses techniques.
Mais les opposants ne sont pas faits pour qu’on s’entende avec eux. Quand j’étais opposant, je n’ai jamais demandé à un président de s’entendre avec moi.
Sur un minimum?
Le minimum, ce sont les lois, les règles. Et la plupart des lois et des règles existent. Ce sont ceux qui sont aujourd’hui mes opposants qui les ont fait voter. Ce sont eux qui ont pris ces lois et ces règles. Je n’ai donc pas de problème à ce niveau. Et sachez que quand on est dans l’opposition, on gagne toujours une élection avec les lois des autres.
Maintenant, pour répondre à votre question, je n’appelle pas opposants, ceux que vous considérez comme des opposants parce que quand quelqu’un partage le gouvernement avec un Chef d’Etat élu, il ne peut plus dire vraiment qu’il est opposant. Les gens ont des ministres au gouvernement, ils participent aux débats hebdomadaires de prise de décisions, est-ce que vraiment c’est encore l’opposition ? Je rencontre ceux que vous appelez mes «opposants», dans le cadre de l’Accord de Ouagadougou que nous avons signé et que tout le monde a accepté. Dans cet Accord, il y a une structure qu’on appelle le CPC (Cadre permanent de concertation) dont nous venons de tenir la dernière réunion à Ouagadougou, il y a près d’un mois. C’est dans ce cadre que je les rencontre. Mais je rencontre leurs représentants de façon hebdomadaire au gouvernement. Nous prenons les décisions ensemble. Il n’y a pas un parti qui soit au pouvoir et d’autres dans l’opposition. Tout le monde travaille.
M. le Président, que répondez-vous à ceux qui disent vous avez un deal avec votre Premier ministre pour bloquer le processus électoral en Côte d’Ivoire?
Pourquoi on bloquerait le processus électoral ?
Pour ne pas aller aux élections.
Pourquoi ne pas aller aux élections ? Expliquez-moi un peu. Je trouve cela un peu ridicule. En tout cas, moi, je suis pressé qu’on arrive aux élections, et tout le monde le sait à Abidjan.
Un rapport du Secrétaire général des Nations unies sur le DDR a parlé de facteurs d’instabilité structurelle qui menacent donc la paix sociale en Côte d’Ivoire. Il a également estimé qu’il n’y avait pas de progrès significatif en vue de la refonte des forces de défense et de sécurité. Partagez-vous cette opinion-là?
Oui. Des progrès ont lieu, mais pas sur tous les points. Il y a des points où il y a beaucoup de progrès et d’autres où il y en a moins. Mais on n’a pas fini. J’ai encore reçu M. Choi le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Côte d’Ivoire, avant de venir ici (Mama. Ndlr). Ça va. Vous savez, il ne faut pas que dans une sortie de crise comme celle-ci, on ait l’impression que tout va aller au même rythme. Tout n’ira jamais au même rythme. Certaines choses vont vite, d’autres vont lentement. Le rôle du Président de la République est de regarder pour voir si dans l’ensemble on bouge dans la même direction, est de savoir si on va sortir de cet embrouillamini en 2008 et aller aux élections. Le Président de la République répond : «Oui». A partir de ce moment-là, on avance.
A vous suivre, M. le Président, nous sommes vraiment très admiratifs de votre volonté d’aller aux élections. Mais parallèlement, vous affirmez avoir signé les APE, parce qu’il y avait les intérêt de la Côte d’Ivoire en jeu. Au moment où les autres parlent encore, aux sommets de l’Union africaine, de gouvernement africain, ne pensez-vous pas avoir fissuré un peu l’Union?
Cher ami, moi, je suis Président de la Côte d’Ivoire; je voudrais vous dire que mon pays fait beaucoup pour l’intégration et tout comme moi-même. Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais je viens de supprimer la carte de séjour que j’avais combattue depuis 1990. Je l’ai supprimée parce que j’estime qu’elle va contre les intérêts de l’intégration et qu’il faut qu’on y arrive. Je pense aussi qu’il faut qu’on dépasse l’Uemoa et qu’on aille, au niveau de la Cedeao, pour avoir une seule et même monnaie. Cela va beaucoup arranger le commerce intra territorial. Je pense que les pièces d’identité qui sont délivrées par chaque Etat doivent être valables dans les autres Etats. C’est pourquoi j’ai dit que désormais, si quelqu’un vient dans notre pays avec les papiers de son pays, il faut qu’on reconnaisse ces papiers-là et qu’on le laisse circuler. Nous faisons beaucoup de progrès au niveau de l’intégration surtout dans l’espace Cedeao. Mais on ne fait pas assez de progrès. C’est la question que j’ai posée dernièrement. Je pense que le marché n’est pas suffisamment unifié. On n’a pas encore un vrai marché unique. Il y a des propositions à faire.
Vous avez été distingué avec le Président Blaise Compaoré à Dakar du prix Sédar de l’Intégration africaine.
Comment avez-vous accueilli ce prix et quelle est votre vision de l’intégration africaine?
Il y a des choses qui, à mon avis, sont devenues des slogans. Je dis qu’il faut sortir des slogans pour entrer dans les faits. Moi, je n’ai pas négocié avec quelqu’un pour supprimer la carte de séjour dans mon pays. J’ai pensé en mon for intérieur que c’est une mauvaise chose pour l’intégration. J’ai décidé de la supprimer et aujourd’hui, c’est chose faite. Et chaque Africain peut venir avec les papiers de son pays et se promener en Côte d’Ivoire. C’est ça qui est important. Or l’intégration est devenue un slogan. Vous voyez des gens crier : «intégration», or ce qu’ils font qui, souvent, n’a rien à voir avec les aspect intégrationnistes.
Des exemples?
Non. Je ne donnerai pas d’exemple. Nous ne sommes pas à une émission de polémique. Mais je veux dire qu’on peut faire d’autres choses. On peut aller plus loin encore.
En Afrique de l’Ouest, il faut régler le problème de double monnaie, triple monnaie, quadruple monnaie. A la suite de la monnaie, il faut régler le problème du marché. Et une fois qu’on l’aura réglé, il faut régler le problème des communications et télécommunications. Il faut les régler. Voici donc ce qui me semble aller dans le sens de l'intégration. On a des pays qui sont à côté de nous, qui sont anglophones. Il faut commencer à enseigner l'anglais à partir de l'école primaire, au Cours préparatoire 2ème année (CP2), pour faire une plus grande union avec les autres. J'ai une idée très précise de l'intégration et des actes très précis qu'il faut poser. Or, au lieu de poser ces actes, on passe notre temps à crier : "intégration, intégration", comme si le slogan pouvait suffire à nous sortir des problèmes que nous rencontrons. Ce ne sont pas des slogans que nous cherchons. Nous cherchons des faits. Nous cherchons des actes qui nous font avancer.
Propos recueillis par
Paulin N. Zobo,
Pascal Soro
Et Emmanuel Kouassi
Frat Mat
vendredi, 14 mars 2008
lundi, 7 janvier 2008
De bonne nouvelles économiques du pays
ABIDJAN, 6 janvier (Xinhua) -- La Côte d'Ivoire a engrangé 892, 2 milliards de FCFA(1,36 milliards d'euros) de recettes tirées des activités des impôts en 2007, contre 767 milliards de FCFA en 2006, a-t-on appris dimanche de source officielle..
Selon la Direction générale des impôts (DGI), cette belle performance peut être attribuée aux reformes engagées depuis 2001, à savoir l'institution de la facture normalisée, et la modernisation des services des impôts afin de lutter contre les fraudes fiscales.
En 2008, les impôts prévoient de réaliser de 919,1 milliards FCFA de recettes dont 748 milliards FCFA de recettes budgétaires, 67,0 milliards FCFA de recettes de gaz et des recettes provenant d'autres secteurs.
La contribution des régies financières est attendue dans le budget 2008 de l'Etat adopté le 28 décembre 2007 et qui s'équilibre en ressources et en dépenses à 2129,1 milliards FCFA, soit une hausse de 8,6% par rapport au budget 2007.
Les recettes fiscales attendues (Douanes, Impôts et Trésor) se chiffrent à 1576,2 milliards FCFA, soit 74,03% du budget.
Selon la Direction générale des impôts (DGI), cette belle performance peut être attribuée aux reformes engagées depuis 2001, à savoir l'institution de la facture normalisée, et la modernisation des services des impôts afin de lutter contre les fraudes fiscales.
En 2008, les impôts prévoient de réaliser de 919,1 milliards FCFA de recettes dont 748 milliards FCFA de recettes budgétaires, 67,0 milliards FCFA de recettes de gaz et des recettes provenant d'autres secteurs.
La contribution des régies financières est attendue dans le budget 2008 de l'Etat adopté le 28 décembre 2007 et qui s'équilibre en ressources et en dépenses à 2129,1 milliards FCFA, soit une hausse de 8,6% par rapport au budget 2007.
Les recettes fiscales attendues (Douanes, Impôts et Trésor) se chiffrent à 1576,2 milliards FCFA, soit 74,03% du budget.
dimanche, 6 janvier 2008
Meilleurs Voeux
Après une année bien remplie, voici comment Blé goudé enterre 2007
Comme de tradition, c'est à Kpogrobré, son village natal, que le président de l'Alliance a passé la St Sylvestre. Un repos mérité, avant la dernière étape du processus de paix.
L'année 2007, le leader du Congrès de la jeunesse panafricaine l'a débutée au pas de course. Sur des chapeaux de roue. Le 20 janvier, alors que peu de personnes s'y attendaient, il lançait la caravane de la paix dénommée ''Prends ma main mon frère, prends ma main ma sœur''. Avec la coordination de la jeunesse du grand Nord dirigée par Koné Seydou. Au total 53 localités de la zone placée sous le contrôle des forces gouvernementales accueilleront le messager de la paix. Objectif, convaincre les populations de s'accepter mutuellement, d'éviter la rancœur et de pardonner aux autres toutes les souffrances dont elles ont été l'objet pendant la guerre. Dans les villes et villages, il rencontre toutes les couches sociales : autorités administratives et coutumières, religieuses, autochtones, communautés étrangères… afin de les exhorter au pardon, avant de tenir des meetings qui ont souvent pris l'allure d'une fête. Au moment où la caravane de Blé Goudé prend fin le 21 avril au stade municipal de Yopougon, l'accord politique de Ouaga qui doit conduire le processus de paix est déjà signé. La cérémonie a d'ailleurs vu la participation de représentants de la rébellion dont le ministre du Tourisme, Konaté Sidiki, invité spécial. Ce jour-là, la paix avait réellement débuté avec les pas de danse exécutés par la première dame et le porte-parole du MPCI. Le 30 juillet 2007, il était à Bouaké pour pendre part à la cérémonie de la flamme de la paix qui marque le début de la réunification du pays. Auparavant, il aura effectué des voyages dans la capitale du centre pour montrer à la nation sa disposition à aller à la paix. En septembre, il réussit le pari de déplacer à Gagnoa, la ville natale de Laurent Gbagbo, le premier ministre Soro Guillaume. Au lieu de la résistance, c'est la paix retrouvée qui a donc été célébrée en 2007, année charnière du processus de paix. Début décembre, avec le même engagement, Blé Goudé s'emploiera à donner un coup de main au chef du gouvernement, président du comité d'organisation de la visite d'Etat au Nord, en vue de mobiliser les populations. Après ces actions qui ont véritablement contribué à réconcilier les Ivoiriens, pour ne citer que celles-là, le leader de la jeunesse patriotique pouvait donc s'offrir des vacances pendant la période des fêtes de fin d'année. Plusieurs activités récréatives ont donc meublé son agenda de ces derniers jours. Le samedi 29 décembre, il mouille le maillot en compagnie des stars du football venues prendre part au match de gala organisé par l'Ong Akralé. Après le match, il est convié, en même temps que tous les joueurs qui ont effectué le déplacement, à un diner offert par le chef de l'Etat à sa résidence. Le lendemain, c'est-à-dire le dimanche 30, il y a le FESTARRR d'Alpha Blondy à Azzuretty, sur la route de Bassam. Le signataire du pacte du café de Versailles ne manque pas d'apporter son soutien à la méga star ivoirienne. Il restera à ses cotés durant tout le concert et c'est en sa compagnie que Jah Blondy accueillira ses invités d'honneur. Notamment le président Laurent Gbagbo et son épouse, le président de l'Assemblée nationale Mamadou Koulibaly… Quand le concert prend fin, il est déjà jour ; nous sommes au 31 décembre. Blé Goudé qui tenait à se rendre dans son village de Kpogrobré (Guibéroua) pour passer le réveillon de la St Sylvestre en compagnie de ses parents a juste le temps de faire un tour à son domicile, puis à ses bureaux de Leader's team associated avant de prendre la route. Comme de tradition, c'est avec les bras chargés de présents qu'il a été accueilli dans la ferveur par ses parents. Des vivres et non vivres ont été distribués à l'ensemble des populations de Kpogrobré et à des parents venus des villages environnants. C'est au son des meilleures sonorités du moment - qui ont beaucoup égayé les villageois- qu'il a accueilli le 1er jour de l'an. Toute la journée, la fête est totale. Et ce sera ainsi jusqu'à la fin de ses vacances auxquelles il ne mettra un terme que lundi prochain. Dans la journée d'hier, il a pris part à une partie de pêche en compagnie de parents et amis. Une fois de retour à Abidjan, il reprendra de plus bel son combat pour le retour définitif de la paix en Côte d'Ivoire.
Emmanuel Akani
L'année 2007, le leader du Congrès de la jeunesse panafricaine l'a débutée au pas de course. Sur des chapeaux de roue. Le 20 janvier, alors que peu de personnes s'y attendaient, il lançait la caravane de la paix dénommée ''Prends ma main mon frère, prends ma main ma sœur''. Avec la coordination de la jeunesse du grand Nord dirigée par Koné Seydou. Au total 53 localités de la zone placée sous le contrôle des forces gouvernementales accueilleront le messager de la paix. Objectif, convaincre les populations de s'accepter mutuellement, d'éviter la rancœur et de pardonner aux autres toutes les souffrances dont elles ont été l'objet pendant la guerre. Dans les villes et villages, il rencontre toutes les couches sociales : autorités administratives et coutumières, religieuses, autochtones, communautés étrangères… afin de les exhorter au pardon, avant de tenir des meetings qui ont souvent pris l'allure d'une fête. Au moment où la caravane de Blé Goudé prend fin le 21 avril au stade municipal de Yopougon, l'accord politique de Ouaga qui doit conduire le processus de paix est déjà signé. La cérémonie a d'ailleurs vu la participation de représentants de la rébellion dont le ministre du Tourisme, Konaté Sidiki, invité spécial. Ce jour-là, la paix avait réellement débuté avec les pas de danse exécutés par la première dame et le porte-parole du MPCI. Le 30 juillet 2007, il était à Bouaké pour pendre part à la cérémonie de la flamme de la paix qui marque le début de la réunification du pays. Auparavant, il aura effectué des voyages dans la capitale du centre pour montrer à la nation sa disposition à aller à la paix. En septembre, il réussit le pari de déplacer à Gagnoa, la ville natale de Laurent Gbagbo, le premier ministre Soro Guillaume. Au lieu de la résistance, c'est la paix retrouvée qui a donc été célébrée en 2007, année charnière du processus de paix. Début décembre, avec le même engagement, Blé Goudé s'emploiera à donner un coup de main au chef du gouvernement, président du comité d'organisation de la visite d'Etat au Nord, en vue de mobiliser les populations. Après ces actions qui ont véritablement contribué à réconcilier les Ivoiriens, pour ne citer que celles-là, le leader de la jeunesse patriotique pouvait donc s'offrir des vacances pendant la période des fêtes de fin d'année. Plusieurs activités récréatives ont donc meublé son agenda de ces derniers jours. Le samedi 29 décembre, il mouille le maillot en compagnie des stars du football venues prendre part au match de gala organisé par l'Ong Akralé. Après le match, il est convié, en même temps que tous les joueurs qui ont effectué le déplacement, à un diner offert par le chef de l'Etat à sa résidence. Le lendemain, c'est-à-dire le dimanche 30, il y a le FESTARRR d'Alpha Blondy à Azzuretty, sur la route de Bassam. Le signataire du pacte du café de Versailles ne manque pas d'apporter son soutien à la méga star ivoirienne. Il restera à ses cotés durant tout le concert et c'est en sa compagnie que Jah Blondy accueillira ses invités d'honneur. Notamment le président Laurent Gbagbo et son épouse, le président de l'Assemblée nationale Mamadou Koulibaly… Quand le concert prend fin, il est déjà jour ; nous sommes au 31 décembre. Blé Goudé qui tenait à se rendre dans son village de Kpogrobré (Guibéroua) pour passer le réveillon de la St Sylvestre en compagnie de ses parents a juste le temps de faire un tour à son domicile, puis à ses bureaux de Leader's team associated avant de prendre la route. Comme de tradition, c'est avec les bras chargés de présents qu'il a été accueilli dans la ferveur par ses parents. Des vivres et non vivres ont été distribués à l'ensemble des populations de Kpogrobré et à des parents venus des villages environnants. C'est au son des meilleures sonorités du moment - qui ont beaucoup égayé les villageois- qu'il a accueilli le 1er jour de l'an. Toute la journée, la fête est totale. Et ce sera ainsi jusqu'à la fin de ses vacances auxquelles il ne mettra un terme que lundi prochain. Dans la journée d'hier, il a pris part à une partie de pêche en compagnie de parents et amis. Une fois de retour à Abidjan, il reprendra de plus bel son combat pour le retour définitif de la paix en Côte d'Ivoire.
Emmanuel Akani
Message de M. Laurent Gbagbo à la Nation 2ème partie
Mes chers compatriotes,
L’année 2008 sera l’année des élections. Les deux annexes à l’Accord politique de Ouagadougou que nous venons de signer nous engagent dans le processus électoral, dans la préparation des élections. Les audiences foraines se déroulent à un rythme convenable. Les opérations d’identification et d’inscription sur les listes électorales vont commencer. Au plan technique, la Côte d’Ivoire est donc en mesure d’organiser les élections générales dès le mois de juin 2008.
A la fin des visites que j’effectuerai durant les mois de janvier et février 2008 dans les régions de l’ouest, du centre et du nord-est, je saisirai le Conseil constitutionnel, conformément à notre loi fondamentale, pour requérir son avis sur les conditions d’organisation de l’élection présidentielle. J’ai souvent indiqué les enjeux de ces élections. Nous devons les organiser, d’abord pour nous-mêmes car notre pays en a besoin, notre économie en a besoin. Nous devons organiser les élections pour retrouver le fonctionnement normal et régulier des institutions de la République et poursuivre notre marche vers la modernisation de la vie publique.
Je voudrais cependant rappeler que ce n’est nullement à l’honneur de l’Afrique, que trop souvent la tenue d’élections pluralistes suscite des angoisses chez nos populations et chez nos partenaires. Ceci représente, à mes yeux, la meilleure mesure du chemin encore long que nous avons à parcourir pour ancrer la démocratie dans nos mœurs politiques. Le défi majeur des prochaines élections en Côte d’Ivoire sera de nous convaincre nous-mêmes que cette période s’inscrit dans un processus démocratique ordinaire. C’est dire qu’il nous faut restituer aux élections ce qu’elles sont en réalité : une échéance définie par la constitution, où la parole est donnée au peuple afin qu’il puisse choisir librement ses dirigeants. L’échéance électorale est donc importante parce qu’il s’agit de faire des choix fondamentaux. Mais nous devons arriver à la dédramatiser et nous garder de la vivre tragiquement. Même si dans la compétition électorale le résultat reste important pour les candidats, il ne faut cependant pas perdre de vue que les élections ne constituent pas une rupture dans la vie de la nation, encore moins dans le fonctionnement de l’Etat. C’est pourquoi je souhaite que les Ivoiriens abordent les prochaines élections sans crainte, sans peur. Notre succès sera sans doute une contribution significative au progrès de la démocratie et de la modernisation de la vie publique en Afrique.
Allons à la paix. Allons aux élections. N’ayons pas peur de la paix. N’ayons pas peur des élections.
Mes chers compatriotes, Je ne saurais terminer ce message sans dire un mot du coût de la vie qui augmente. La Côte d’Ivoire n’est pas à l’abri des conséquences de la hausse du prix du pétrole qui affecte l’économie de tous les pays du monde. Je rappelle qu’au moment où j’arrivais au pouvoir en 2000, le baril de pétrole coûtait 30 dollars US. Aujourd’hui, il est à près de 100 dollars US. Ainsi, outre les difficultés déjà grandes, dues aux conséquences de la crise, nous risquons de voir nos efforts compromis par une hausse des prix inconsidérée sur nos marchés. C’est pourquoi, face à cette situation, j’ai donné des instructions au gouvernement afin de prendre des mesures vigoureuses en vue de contenir les prix des produits de consommation courante et de protéger ainsi le pouvoir d’achat de nos concitoyens. C’est le sens des mesures sur le permis de conduire.
Mais c’est surtout le sens de la décision que j’ai prise de ne pas répercuter la hausse du prix du pétrole sur le prix du carburant à la pompe. Cela aurait eu pour conséquence une hausse brutale des prix de toutes les denrées. C’est enfin le sens des instructions que j’ai données pour que le prix du pain n’augmente pas. Je fais confiance au gouvernement pour me proposer des mesures raisonnables concernant les produits de grande consommation. J’invite les opérateurs économiques à éviter toute surenchère. Je saisis l’occasion de ce message à la nation, pour réitérer mon appel à tous les travailleurs du secteur public comme du secteur privé : notre pays a besoin, aujourd’hui plus que jamais, de notre sens du civisme et de notre sens des responsabilités. C’est dans la solidarité avec les déplacés qui retrouvent leurs domiciles, dans la solidarité avec ceux qui sont en quête d’emploi, avec tous ceux qui sont dans la peine que nous irons à une réconciliation véritable. Nous ne devons jamais perdre cela de vue dans l’expression de nos revendications, même les plus légitimes. Je rappelle enfin à toutes et à tous que c’est par notre travail que nous allons reconstruire nous-mêmes notre pays. Puisse l’année 2008 apporter à chacune et à chacun le bonheur personnel et à la Côte d’Ivoire notre pays, la paix et la prospérité.
Bonne et heureuse année à toutes et à tous!
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire!
Laurent Gbagbo
Frat Mat
L’année 2008 sera l’année des élections. Les deux annexes à l’Accord politique de Ouagadougou que nous venons de signer nous engagent dans le processus électoral, dans la préparation des élections. Les audiences foraines se déroulent à un rythme convenable. Les opérations d’identification et d’inscription sur les listes électorales vont commencer. Au plan technique, la Côte d’Ivoire est donc en mesure d’organiser les élections générales dès le mois de juin 2008.
A la fin des visites que j’effectuerai durant les mois de janvier et février 2008 dans les régions de l’ouest, du centre et du nord-est, je saisirai le Conseil constitutionnel, conformément à notre loi fondamentale, pour requérir son avis sur les conditions d’organisation de l’élection présidentielle. J’ai souvent indiqué les enjeux de ces élections. Nous devons les organiser, d’abord pour nous-mêmes car notre pays en a besoin, notre économie en a besoin. Nous devons organiser les élections pour retrouver le fonctionnement normal et régulier des institutions de la République et poursuivre notre marche vers la modernisation de la vie publique.
Je voudrais cependant rappeler que ce n’est nullement à l’honneur de l’Afrique, que trop souvent la tenue d’élections pluralistes suscite des angoisses chez nos populations et chez nos partenaires. Ceci représente, à mes yeux, la meilleure mesure du chemin encore long que nous avons à parcourir pour ancrer la démocratie dans nos mœurs politiques. Le défi majeur des prochaines élections en Côte d’Ivoire sera de nous convaincre nous-mêmes que cette période s’inscrit dans un processus démocratique ordinaire. C’est dire qu’il nous faut restituer aux élections ce qu’elles sont en réalité : une échéance définie par la constitution, où la parole est donnée au peuple afin qu’il puisse choisir librement ses dirigeants. L’échéance électorale est donc importante parce qu’il s’agit de faire des choix fondamentaux. Mais nous devons arriver à la dédramatiser et nous garder de la vivre tragiquement. Même si dans la compétition électorale le résultat reste important pour les candidats, il ne faut cependant pas perdre de vue que les élections ne constituent pas une rupture dans la vie de la nation, encore moins dans le fonctionnement de l’Etat. C’est pourquoi je souhaite que les Ivoiriens abordent les prochaines élections sans crainte, sans peur. Notre succès sera sans doute une contribution significative au progrès de la démocratie et de la modernisation de la vie publique en Afrique.
Allons à la paix. Allons aux élections. N’ayons pas peur de la paix. N’ayons pas peur des élections.
Mes chers compatriotes, Je ne saurais terminer ce message sans dire un mot du coût de la vie qui augmente. La Côte d’Ivoire n’est pas à l’abri des conséquences de la hausse du prix du pétrole qui affecte l’économie de tous les pays du monde. Je rappelle qu’au moment où j’arrivais au pouvoir en 2000, le baril de pétrole coûtait 30 dollars US. Aujourd’hui, il est à près de 100 dollars US. Ainsi, outre les difficultés déjà grandes, dues aux conséquences de la crise, nous risquons de voir nos efforts compromis par une hausse des prix inconsidérée sur nos marchés. C’est pourquoi, face à cette situation, j’ai donné des instructions au gouvernement afin de prendre des mesures vigoureuses en vue de contenir les prix des produits de consommation courante et de protéger ainsi le pouvoir d’achat de nos concitoyens. C’est le sens des mesures sur le permis de conduire.
Mais c’est surtout le sens de la décision que j’ai prise de ne pas répercuter la hausse du prix du pétrole sur le prix du carburant à la pompe. Cela aurait eu pour conséquence une hausse brutale des prix de toutes les denrées. C’est enfin le sens des instructions que j’ai données pour que le prix du pain n’augmente pas. Je fais confiance au gouvernement pour me proposer des mesures raisonnables concernant les produits de grande consommation. J’invite les opérateurs économiques à éviter toute surenchère. Je saisis l’occasion de ce message à la nation, pour réitérer mon appel à tous les travailleurs du secteur public comme du secteur privé : notre pays a besoin, aujourd’hui plus que jamais, de notre sens du civisme et de notre sens des responsabilités. C’est dans la solidarité avec les déplacés qui retrouvent leurs domiciles, dans la solidarité avec ceux qui sont en quête d’emploi, avec tous ceux qui sont dans la peine que nous irons à une réconciliation véritable. Nous ne devons jamais perdre cela de vue dans l’expression de nos revendications, même les plus légitimes. Je rappelle enfin à toutes et à tous que c’est par notre travail que nous allons reconstruire nous-mêmes notre pays. Puisse l’année 2008 apporter à chacune et à chacun le bonheur personnel et à la Côte d’Ivoire notre pays, la paix et la prospérité.
Bonne et heureuse année à toutes et à tous!
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire!
Laurent Gbagbo
Frat Mat
Message de M. Laurent Gbagbo à la Nation 1ère partie
Ivoiriennes;
Ivoiriens;
Mes chers compatriotes;
Chers amis de la Côte d’Ivoire. L’année 2007 s’achève ce soir. Dans la situation que nous avons vécue durant la crise, cette année marque un tournant. Elle restera l’année de la confiance retrouvée en nous-mêmes, dans les capacités de notre peuple à surmonter ses difficultés; l’année de la confiance dans l’avenir de notre pays. Je souhaite de tout cœur que 2008 qui arrive soit l’année de la paix définitive. Une paix garantie par le fonctionnement régulier et démocratique de nos institutions. C’est le vœu que je forme pour la Côte d’Ivoire, notre pays. Mais, au-delà de ce vœu profondément sincère, j’invite tous les Ivoiriens à prendre ce soir (Ndlr, lundi 31 décembre 2007) l’engagement de tout mettre en œuvre, chacun à son niveau, pour sortir définitivement la Côte d’Ivoire de la crise et construire la paix au quotidien. C’est pourquoi, mon message de ce soir sera essentiellement consacré au processus de sortie de crise et à la construction de la paix. Mes premiers mots vont à vous, mes chers compatriotes, à tout le peuple de Côte d’Ivoire.
Notre peuple a payé le prix du sang sur les différents fronts. Il s’est mobilisé dans les campagnes comme dans les villes. Il s’est pleinement engagé dans la sortie de crise que nous sommes en train de vivre. Paysans, travailleurs des villes, sans emplois, élèves, étudiants, vous tous et vous toutes, habitants de ce pays, sans distinction; femmes, jeunes, moins jeunes, je salue votre engagement. C’est votre résistance qui nous vaut le soutien enthousiaste de nombreux amis à travers le monde, particulièrement en Afrique. C’est votre combat que les Africains saluent aujourd’hui. Des plus illustres aux plus modestes, ils sont à nos côtés. Comment ne pas rendre hommage en effet, à tous ces pays africains qui nous ont aidés et continuent de nous accompagner, au niveau des Nations unies, au niveau de l’Union africaine, et au niveau de nos organisations régionales que sont la CEDEAO et l’UEMOA. Qu’ils trouvent ici l’expression de la reconnaissance du peuple ivoirien. Un grand témoignage de cet élan de solidarité africaine vient de nous être manifesté ce samedi 29 décembre. Des footballeurs professionnels, parmi les plus prestigieux au monde, sont venus participer à un match de gala à Abidjan pour la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire. La crise ivoirienne a également mobilisé les organisations internationales.
À ce jour, le Secrétaire général des Nations unies a un Représentant spécial, M. Choï qui dirige une forte représentation de notre organisation commune dans notre pays. Avec la sortie de crise et depuis la signature de l’Accord politique de Ouagadougou, nous allons vers une normalisation totale de nos relations avec tous nos partenaires, les institutions financières internationales, et tous les pays amis. Au moment où l’espoir de paix prend corps, il est de notre devoir de leur exprimer notre reconnaissance. En 2006, nous avons fait un constat. Nous avons pris conscience que le pays s’installait dans la crise, et qu’il dépendait de nous et de nous seuls de prendre notre destin en main ou à défaut de subir les événements. Du reste, nos partenaires extérieurs n’ont pas manqué de souligner régulièrement que le retour de la paix en Côte d’Ivoire dépendait d’abord et avant tout des Ivoiriens eux-mêmes. C’est ce sentiment, partagé par tous, que j’ai tenu à traduire devant les Forces de défense et de sécurité, le 15 septembre 2006 au Palais de la Présidence de la République. Ce jour-là, nos forces armées nationales ont pris l’engagement devant la nation de s’inscrire dans le processus interne de paix que je proposais. Elles sont restées fidèles à cet engagement. Les Ivoiriens et tous les habitants de ce pays, par les voix de divers représentants et sous les formes les plus diverses, se sont exprimés pour réclamer la reprise en main du processus. Le dialogue direct que j’ai proposé a pris en compte toutes ces interpellations. L’Accord politique de Ouagadougou, issu de ce dialogue inter-ivoirien, n’est donc dirigé contre personne ; ni à l’intérieur, ni à l’extérieur.
Au demeurant, nous avions déjà engagé un tel dialogue dès le mois d’octobre 2002 à Lomé, sous l’égide de la CEDEAO. Aujourd’hui nous sommes heureux et fiers des résultats de cet Accord. Il nous a fait sortir de l’impasse. A cette occasion solennelle des vœux du Chef de l’Etat à la nation, je tiens à remercier les acteurs de ce processus et je demande à tous nos partenaires de poursuivre et d’accentuer leur appui. Mes chers compatriotes, chers amis de la Côte d’Ivoire. L’Accord de Ouagadougou marche et il marchera. Des actes concrets montrent bien nos avancées vers la paix depuis la signature de cet accord le 4 mars 2007.
Il a rendu possible, en premier lieu et dès le 29 mars, la nomination d’un Premier ministre accepté par tous les protagonistes de la crise, en particulier par ceux qui avaient pris les armes. Cela a permis de poursuivre le dialogue direct à tous les niveaux, sur tous les sujets et de mener de front toutes les actions prévues pour la mise en œuvre de l’Accord, c’est-à-dire pour la sortie de la crise. Ces actions ne sont pas de simples gestes symboliques. La Côte d’Ivoire retrouve son intégrité territoriale avec le démantèlement de la zone de confiance et l’inauguration du Centre de commandement intégré (CCI) le 16 avril. Nous avons proclamé solennellement la fin de la guerre, le Premier ministre et moi-même, au cours d’une cérémonie de la Flamme de la paix le 30 juillet à Bouaké, en présence de six chefs d’Etat étrangers. La réunification du pays est confirmée et consolidée par la suppression de la ligne de front ce samedi 22 décembre avec le retrait des forces à Tiébissou et à Djébonoua, marquant le démarrage effectif du désarmement. Conformément à ce que nos officiers ont dit aux soldats sur les lignes de front, dans quelques jours, je ferai une adresse particulière sur les dispositions pratiques pour la mise en œuvre du DDR et le service civique national.
L’administration et les services de l’Etat se redéploient. L’identification générale des populations est en cours. Elle a commencé par les audiences foraines qui se déroulent actuellement sur l’ensemble du territoire national. Le processus électoral a démarré avec l’installation par la CEI des 24 commissions électorales régionales entre mai et juin derniers. Je félicite le Premier ministre, l’ensemble du gouvernement et tous les acteurs civils et militaires impliqués dans la mise en œuvre de l’Accord de Ouagadougou, pour le travail abattu en dix mois. Les résultats que nous saluons tous ont été obtenus au prix d’un engagement constant et avec une abnégation allant jusqu’au sacrifice.
Les difficultés que nous avons rencontrées sont illustrées par l’attentat meurtrier contre l’avion transportant le Premier ministre Soro Guillaume le 29 juin 2007. Il a fait plusieurs blessés et coûté la vie à 4 personnes. Ayons ce soir une pensée pour ces victimes. Mes chers compatriotes, La visite d’Etat que j’ai effectuée dans la région des Savanes, du 28 au 30 novembre dernier, m’a donné l’occasion de saluer les populations, de les écouter mais aussi de montrer aux yeux de tous que la République demeure une et indivisible. J’adresse encore une fois mes remerciements à tous ceux et à toutes celles qui ont contribué au succès de cette tournée. Les populations d’abord, pour leur mobilisation extraordinaire et exemplaire. Les cadres, rassemblés autour des valeurs de la République. Les chefs traditionnels, toutes les confessions religieuses, les associations et mouvements de jeunes et de femmes qui se sont mobilisés pour faire de cette tournée une fête populaire. Le Premier ministre enfin. Il a tenu le pari en mettant tout en œuvre pour la réussite de cette visite. J’entends poursuivre ces tournées dans toutes les régions, répondant ainsi à mon devoir de Chef de l’Etat, garant de l’unité nationale. La République a le devoir de s’occuper de tous ses enfants. Personne ne devra se sentir lésé. L’enseignement principal que je retiens de cette visite et, au-delà, de notre processus de paix, se résume en un mot : l’Etat ; la place ainsi que l’importance de l’Etat et de sa constitution dans la vie des nations. L’examen attentif de la situation des pays d’Afrique qui, comme nous, ont connu des difficultés d’une part, et d’autre part les diverses manifestations de la crise ivoirienne, confortent ma conviction profonde que l’Afrique a besoin de construire des Etats solides et viables, parce que fondés sur l’Etat de droit, sur des institutions stables, démocratiques et respectées de tous.
Ici en Côte d’Ivoire, les manifestations de résistance, au plus fort de la crise, comme l’enthousiasme émouvant des populations du Nord, lors de ma récente visite dans la région des Savanes, comportent un seul et même message : les populations réclament l’Etat. Elles réclament l’Etat pour les protéger; elles réclament l’Etat pour garantir la paix et la sécurité. Elles réclament l’Etat pour assurer le développement du pays et des régions. Mon devoir, dans cette période de sortie de crise, est de poursuivre l’œuvre de construction et de consolidation de l’Etat. L’histoire et l’expérience des crises en Afrique le montrent bien : partout où l’Etat s’est effondré cela a entraîné la désolation, la désagrégation de la société et l’anarchie.
Nous avons tous besoin de l’Etat, d’un Etat responsable, capable de fournir les services de base, de créer et garantir les conditions du développement économique et social. C’est pourquoi j’affirme que nul ne peut prétendre qu’il fait ou qu’il cherche le bonheur du peuple en favorisant la désagrégation de l’Etat. Dans cette phase de la sortie de crise, nous avons besoin de la présence de l’Etat partout en Côte d’Ivoire. J’exhorte les agents de l’Etat, chargés de l’administration, de la sécurité, des services sociaux à remplir leurs devoirs avec probité. Ils doivent veiller à la restauration de l’autorité de l’Etat dans tous les secteurs. Je les invite, par leur présence et par leur travail, à rassurer les populations qui se remettent progressivement des traumatismes de la crise.
Ivoiriens;
Mes chers compatriotes;
Chers amis de la Côte d’Ivoire. L’année 2007 s’achève ce soir. Dans la situation que nous avons vécue durant la crise, cette année marque un tournant. Elle restera l’année de la confiance retrouvée en nous-mêmes, dans les capacités de notre peuple à surmonter ses difficultés; l’année de la confiance dans l’avenir de notre pays. Je souhaite de tout cœur que 2008 qui arrive soit l’année de la paix définitive. Une paix garantie par le fonctionnement régulier et démocratique de nos institutions. C’est le vœu que je forme pour la Côte d’Ivoire, notre pays. Mais, au-delà de ce vœu profondément sincère, j’invite tous les Ivoiriens à prendre ce soir (Ndlr, lundi 31 décembre 2007) l’engagement de tout mettre en œuvre, chacun à son niveau, pour sortir définitivement la Côte d’Ivoire de la crise et construire la paix au quotidien. C’est pourquoi, mon message de ce soir sera essentiellement consacré au processus de sortie de crise et à la construction de la paix. Mes premiers mots vont à vous, mes chers compatriotes, à tout le peuple de Côte d’Ivoire.
Notre peuple a payé le prix du sang sur les différents fronts. Il s’est mobilisé dans les campagnes comme dans les villes. Il s’est pleinement engagé dans la sortie de crise que nous sommes en train de vivre. Paysans, travailleurs des villes, sans emplois, élèves, étudiants, vous tous et vous toutes, habitants de ce pays, sans distinction; femmes, jeunes, moins jeunes, je salue votre engagement. C’est votre résistance qui nous vaut le soutien enthousiaste de nombreux amis à travers le monde, particulièrement en Afrique. C’est votre combat que les Africains saluent aujourd’hui. Des plus illustres aux plus modestes, ils sont à nos côtés. Comment ne pas rendre hommage en effet, à tous ces pays africains qui nous ont aidés et continuent de nous accompagner, au niveau des Nations unies, au niveau de l’Union africaine, et au niveau de nos organisations régionales que sont la CEDEAO et l’UEMOA. Qu’ils trouvent ici l’expression de la reconnaissance du peuple ivoirien. Un grand témoignage de cet élan de solidarité africaine vient de nous être manifesté ce samedi 29 décembre. Des footballeurs professionnels, parmi les plus prestigieux au monde, sont venus participer à un match de gala à Abidjan pour la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire. La crise ivoirienne a également mobilisé les organisations internationales.
À ce jour, le Secrétaire général des Nations unies a un Représentant spécial, M. Choï qui dirige une forte représentation de notre organisation commune dans notre pays. Avec la sortie de crise et depuis la signature de l’Accord politique de Ouagadougou, nous allons vers une normalisation totale de nos relations avec tous nos partenaires, les institutions financières internationales, et tous les pays amis. Au moment où l’espoir de paix prend corps, il est de notre devoir de leur exprimer notre reconnaissance. En 2006, nous avons fait un constat. Nous avons pris conscience que le pays s’installait dans la crise, et qu’il dépendait de nous et de nous seuls de prendre notre destin en main ou à défaut de subir les événements. Du reste, nos partenaires extérieurs n’ont pas manqué de souligner régulièrement que le retour de la paix en Côte d’Ivoire dépendait d’abord et avant tout des Ivoiriens eux-mêmes. C’est ce sentiment, partagé par tous, que j’ai tenu à traduire devant les Forces de défense et de sécurité, le 15 septembre 2006 au Palais de la Présidence de la République. Ce jour-là, nos forces armées nationales ont pris l’engagement devant la nation de s’inscrire dans le processus interne de paix que je proposais. Elles sont restées fidèles à cet engagement. Les Ivoiriens et tous les habitants de ce pays, par les voix de divers représentants et sous les formes les plus diverses, se sont exprimés pour réclamer la reprise en main du processus. Le dialogue direct que j’ai proposé a pris en compte toutes ces interpellations. L’Accord politique de Ouagadougou, issu de ce dialogue inter-ivoirien, n’est donc dirigé contre personne ; ni à l’intérieur, ni à l’extérieur.
Au demeurant, nous avions déjà engagé un tel dialogue dès le mois d’octobre 2002 à Lomé, sous l’égide de la CEDEAO. Aujourd’hui nous sommes heureux et fiers des résultats de cet Accord. Il nous a fait sortir de l’impasse. A cette occasion solennelle des vœux du Chef de l’Etat à la nation, je tiens à remercier les acteurs de ce processus et je demande à tous nos partenaires de poursuivre et d’accentuer leur appui. Mes chers compatriotes, chers amis de la Côte d’Ivoire. L’Accord de Ouagadougou marche et il marchera. Des actes concrets montrent bien nos avancées vers la paix depuis la signature de cet accord le 4 mars 2007.
Il a rendu possible, en premier lieu et dès le 29 mars, la nomination d’un Premier ministre accepté par tous les protagonistes de la crise, en particulier par ceux qui avaient pris les armes. Cela a permis de poursuivre le dialogue direct à tous les niveaux, sur tous les sujets et de mener de front toutes les actions prévues pour la mise en œuvre de l’Accord, c’est-à-dire pour la sortie de la crise. Ces actions ne sont pas de simples gestes symboliques. La Côte d’Ivoire retrouve son intégrité territoriale avec le démantèlement de la zone de confiance et l’inauguration du Centre de commandement intégré (CCI) le 16 avril. Nous avons proclamé solennellement la fin de la guerre, le Premier ministre et moi-même, au cours d’une cérémonie de la Flamme de la paix le 30 juillet à Bouaké, en présence de six chefs d’Etat étrangers. La réunification du pays est confirmée et consolidée par la suppression de la ligne de front ce samedi 22 décembre avec le retrait des forces à Tiébissou et à Djébonoua, marquant le démarrage effectif du désarmement. Conformément à ce que nos officiers ont dit aux soldats sur les lignes de front, dans quelques jours, je ferai une adresse particulière sur les dispositions pratiques pour la mise en œuvre du DDR et le service civique national.
L’administration et les services de l’Etat se redéploient. L’identification générale des populations est en cours. Elle a commencé par les audiences foraines qui se déroulent actuellement sur l’ensemble du territoire national. Le processus électoral a démarré avec l’installation par la CEI des 24 commissions électorales régionales entre mai et juin derniers. Je félicite le Premier ministre, l’ensemble du gouvernement et tous les acteurs civils et militaires impliqués dans la mise en œuvre de l’Accord de Ouagadougou, pour le travail abattu en dix mois. Les résultats que nous saluons tous ont été obtenus au prix d’un engagement constant et avec une abnégation allant jusqu’au sacrifice.
Les difficultés que nous avons rencontrées sont illustrées par l’attentat meurtrier contre l’avion transportant le Premier ministre Soro Guillaume le 29 juin 2007. Il a fait plusieurs blessés et coûté la vie à 4 personnes. Ayons ce soir une pensée pour ces victimes. Mes chers compatriotes, La visite d’Etat que j’ai effectuée dans la région des Savanes, du 28 au 30 novembre dernier, m’a donné l’occasion de saluer les populations, de les écouter mais aussi de montrer aux yeux de tous que la République demeure une et indivisible. J’adresse encore une fois mes remerciements à tous ceux et à toutes celles qui ont contribué au succès de cette tournée. Les populations d’abord, pour leur mobilisation extraordinaire et exemplaire. Les cadres, rassemblés autour des valeurs de la République. Les chefs traditionnels, toutes les confessions religieuses, les associations et mouvements de jeunes et de femmes qui se sont mobilisés pour faire de cette tournée une fête populaire. Le Premier ministre enfin. Il a tenu le pari en mettant tout en œuvre pour la réussite de cette visite. J’entends poursuivre ces tournées dans toutes les régions, répondant ainsi à mon devoir de Chef de l’Etat, garant de l’unité nationale. La République a le devoir de s’occuper de tous ses enfants. Personne ne devra se sentir lésé. L’enseignement principal que je retiens de cette visite et, au-delà, de notre processus de paix, se résume en un mot : l’Etat ; la place ainsi que l’importance de l’Etat et de sa constitution dans la vie des nations. L’examen attentif de la situation des pays d’Afrique qui, comme nous, ont connu des difficultés d’une part, et d’autre part les diverses manifestations de la crise ivoirienne, confortent ma conviction profonde que l’Afrique a besoin de construire des Etats solides et viables, parce que fondés sur l’Etat de droit, sur des institutions stables, démocratiques et respectées de tous.
Ici en Côte d’Ivoire, les manifestations de résistance, au plus fort de la crise, comme l’enthousiasme émouvant des populations du Nord, lors de ma récente visite dans la région des Savanes, comportent un seul et même message : les populations réclament l’Etat. Elles réclament l’Etat pour les protéger; elles réclament l’Etat pour garantir la paix et la sécurité. Elles réclament l’Etat pour assurer le développement du pays et des régions. Mon devoir, dans cette période de sortie de crise, est de poursuivre l’œuvre de construction et de consolidation de l’Etat. L’histoire et l’expérience des crises en Afrique le montrent bien : partout où l’Etat s’est effondré cela a entraîné la désolation, la désagrégation de la société et l’anarchie.
Nous avons tous besoin de l’Etat, d’un Etat responsable, capable de fournir les services de base, de créer et garantir les conditions du développement économique et social. C’est pourquoi j’affirme que nul ne peut prétendre qu’il fait ou qu’il cherche le bonheur du peuple en favorisant la désagrégation de l’Etat. Dans cette phase de la sortie de crise, nous avons besoin de la présence de l’Etat partout en Côte d’Ivoire. J’exhorte les agents de l’Etat, chargés de l’administration, de la sécurité, des services sociaux à remplir leurs devoirs avec probité. Ils doivent veiller à la restauration de l’autorité de l’Etat dans tous les secteurs. Je les invite, par leur présence et par leur travail, à rassurer les populations qui se remettent progressivement des traumatismes de la crise.
Enfin le désarmément
Depuis le samedi 22 Décembre 2007, il n’y a plus de lignes de front en Côte d’Ivoire. Le président de la République Laurent GBAGBO et le premier Ministre de SORO Guillaume ont donné le coup d’envoi de l’opération de désarmement des ex combattants à Tiébissou et Djébonoua.
Une parenthèse qui aura duré 5ans vient de se fermer. Le pays retrouve le sourire. Une page de l’histoire de notre jeune nation vient d’être tournée.
Scrutons ensemble l’avenir car la Côte d’Ivoire vient de s’engager dans la dernière ligne droite de la sortie de crise.
Les ex combattants des FDS et des FAFN ont décidé d’entamer l’acte de se retirer des lignes de front.
Cet acte marque l’entrée en plein dans le processus désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) tant réclamé par les ivoiriens.
L’opération va durer quatre mois.
Qu’aucune partie ne fasse volte face. Un faux pas est interdit à tous.
Joyeux noël à tous et à lundi prochain.
Charles Blé Goudé
Président du COJEP
Une parenthèse qui aura duré 5ans vient de se fermer. Le pays retrouve le sourire. Une page de l’histoire de notre jeune nation vient d’être tournée.
Scrutons ensemble l’avenir car la Côte d’Ivoire vient de s’engager dans la dernière ligne droite de la sortie de crise.
Les ex combattants des FDS et des FAFN ont décidé d’entamer l’acte de se retirer des lignes de front.
Cet acte marque l’entrée en plein dans le processus désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) tant réclamé par les ivoiriens.
L’opération va durer quatre mois.
Qu’aucune partie ne fasse volte face. Un faux pas est interdit à tous.
Joyeux noël à tous et à lundi prochain.
Charles Blé Goudé
Président du COJEP
mercredi, 28 novembre 2007
Le Togo en détresse
Le Togo en détresse
J’ai du chagrin
Mon coeur est en peine,
Mon âme est en proie à l’amertume
Mon esprit m’abandonne,
Mes sens ne répondent plus,
Et la vie n’a plus de sens pour mes natifs.
Le combat de mes natifs pour leur vie est perdu
Leur lutte pour me rendre propre et transparent a été âpre, longue et pénible.
Mais l’issue de leur aspiration est toujours incertaine, désespérée.
De gigantesque ennemis sont derrière pour entraver leur parcours,
Le parcours de leur aspiration,
L’aspiration aux libertés individuelles, à la démocratie et du developpement,
L’aspiration d’une vie où chacun aura sa place sous mon toit.
Les renforts qu’ils ont appelés, sont Venus avec des pieges,
Et jouent aux côtés de mes maudits enfants, mes enfants qui ne font pas ma fièrté.
Au bout de force et de patience,
Je me résigne au désespoir,
Au découragement, à l’abandon
Alors quand viendra –t-il, Moïse, pour sauver les enfants
D’où viendra- t-il?
De la Suisse, le 30 Octobre 2007
Ouzéïrou Adam-Nekere alias Paparossi
Ancien etudiant de l’Université de Lomé
adamnekere@yahoo.fr
J’ai du chagrin
Mon coeur est en peine,
Mon âme est en proie à l’amertume
Mon esprit m’abandonne,
Mes sens ne répondent plus,
Et la vie n’a plus de sens pour mes natifs.
Le combat de mes natifs pour leur vie est perdu
Leur lutte pour me rendre propre et transparent a été âpre, longue et pénible.
Mais l’issue de leur aspiration est toujours incertaine, désespérée.
De gigantesque ennemis sont derrière pour entraver leur parcours,
Le parcours de leur aspiration,
L’aspiration aux libertés individuelles, à la démocratie et du developpement,
L’aspiration d’une vie où chacun aura sa place sous mon toit.
Les renforts qu’ils ont appelés, sont Venus avec des pieges,
Et jouent aux côtés de mes maudits enfants, mes enfants qui ne font pas ma fièrté.
Au bout de force et de patience,
Je me résigne au désespoir,
Au découragement, à l’abandon
Alors quand viendra –t-il, Moïse, pour sauver les enfants
D’où viendra- t-il?
De la Suisse, le 30 Octobre 2007
Ouzéïrou Adam-Nekere alias Paparossi
Ancien etudiant de l’Université de Lomé
adamnekere@yahoo.fr
mardi, 27 novembre 2007
“Aucun Ivoirien n’a le droit de faire échouer Ouaga”
Blé Goudé, secrétaire exécutif du COJEP : “Aucun Ivoirien n’a le droit de faire échouer Ouaga”
vous avez passé la nuit à Korhogo sans aucun problème. Mais nous croyons savoir qu’elle a été mouvementée…
Politiquement, elle a été très mouvementée. Elle a été parce que je ne suis pas venu en tourisme à Korhogo. Je suis venu pour travailler. Ainsi, de 22 h à 3 h 30 pour ne pas dire 4 h, nous avons travaillé avec des amis (rires).
Travailler? Mais avec quels amis? Etes-vous allés dans des champs de coton?
(Rires) Non, non. Pas dans des champs de coton. J’ai eu un long entretien avec le ministre Konaté Sidiki et le chef d’état-major adjoint des Forces armées des Forces nouvelles, le commandant Wattao. Nous avons parlé politique, déblayé des chantiers tant du présent que du futur. Nous avons traité de dossiers qui touchent la Côte d’Ivoire. Nous avons analysé des pistes pour sortir notre pays des difficultés. Je salue l’esprit qui a entouré nos discussions.
Justement, la dernière réunion du Comité d’évaluation et d’accompagnement (CEA) s’est heurtée à des blocages à Ouagadougou…
Ecoutez, il peut toujours y avoir des difficultés; seulement, il ne faut pas les dramatiser. L’Accord de Ouaga a été tellement bien et vite signé qu’on oublie que comme tout accord, il peut connaître quelques couacs. Sauf qu’il faut se dépasser pour les surmonter. Dans tous les cas, nous sommes obligés de les régler. Nous avons dit que c’est une fierté que les Ivoiriens aient un accord par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Aucun Ivoirien n’a le droit de faire échouer cet Accord. , Car il porte l’espoir de toute l’Afrique. Il faut minimiser le couac qui est arrivé récemment à Ouaga et que vous appelez blocage. Ce sont des choses qui peuvent arriver, je dirais même qui devaient arriver. Mais elles peuvent être surmontées.
Propos recueillis par Pascal Soro
vous avez passé la nuit à Korhogo sans aucun problème. Mais nous croyons savoir qu’elle a été mouvementée…
Politiquement, elle a été très mouvementée. Elle a été parce que je ne suis pas venu en tourisme à Korhogo. Je suis venu pour travailler. Ainsi, de 22 h à 3 h 30 pour ne pas dire 4 h, nous avons travaillé avec des amis (rires).
Travailler? Mais avec quels amis? Etes-vous allés dans des champs de coton?
(Rires) Non, non. Pas dans des champs de coton. J’ai eu un long entretien avec le ministre Konaté Sidiki et le chef d’état-major adjoint des Forces armées des Forces nouvelles, le commandant Wattao. Nous avons parlé politique, déblayé des chantiers tant du présent que du futur. Nous avons traité de dossiers qui touchent la Côte d’Ivoire. Nous avons analysé des pistes pour sortir notre pays des difficultés. Je salue l’esprit qui a entouré nos discussions.
Justement, la dernière réunion du Comité d’évaluation et d’accompagnement (CEA) s’est heurtée à des blocages à Ouagadougou…
Ecoutez, il peut toujours y avoir des difficultés; seulement, il ne faut pas les dramatiser. L’Accord de Ouaga a été tellement bien et vite signé qu’on oublie que comme tout accord, il peut connaître quelques couacs. Sauf qu’il faut se dépasser pour les surmonter. Dans tous les cas, nous sommes obligés de les régler. Nous avons dit que c’est une fierté que les Ivoiriens aient un accord par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Aucun Ivoirien n’a le droit de faire échouer cet Accord. , Car il porte l’espoir de toute l’Afrique. Il faut minimiser le couac qui est arrivé récemment à Ouaga et que vous appelez blocage. Ce sont des choses qui peuvent arriver, je dirais même qui devaient arriver. Mais elles peuvent être surmontées.
Propos recueillis par Pascal Soro
mardi, 13 novembre 2007
PAIX ET DEVELOPPEMENT DURABLE EN COTE D'IVOIRE
Les sentinelles du COJEP veulent prendre une part active
Les lampions se sont éteints dimanche dernier sur le forum de réflexion organisé par « les Sentinelles de la paix du COJEP ». Deux jours durant, ces jeunes filles patriotes de la paix ont réfléchi au siège du COJEP à Yopougon pour apporter leur contribution au processus de paix et le développement durable en Côte d'Ivoire. La cérémonie d'ouverture du forum de réflexion organisée par les Sentinelles de la paix du COJEP a enregistré samedi dernier à l'ouverture, la présence effective du ministre Dano Djédjé, président de la cérémonie et celle du président du COJEP, Charles Blé Goudé. Ces deux personnalités ont d'emblée félicité l'initiative prise par les Sentinelles de la paix du COJEP qui ont organisé le forum de réflexion. Répartie en différents ateliers sous la supervision de leur présidente, Zaora Béatrice, les filles du COJEP venues de différentes contrées du pays ont travaillé sur les thèmes suivants : « La responsabilité de la jeune femme dans la construction de la paix et le développement, « le rôle de la jeune femme dans les conflits armés », « jeune femme acteur de la consolidation et de la cohésion sociale, pourquoi impliquer la femme dans le processus de consolidation de la paix ». Enfin, la contribution des jeunes femmes aux axes de développement économique, social et politique sont autant de sujets qui ont retenu ces filles du COJEP. Les recommandations qui sont sorties de ce forum ont tablé sur les actions à mener pour rendre la jeune fille efficace, dans les actions à mener en temps de conflit dans un pays. Dans les négociations qui doivent conduire à la paix, il faut bénéficier d'une assistance parce que, expliquent les résolutions de ce forum, lorsqu'il s'agit de participer aux négociations officielles de la paix, les femmes en général, rencontrent beaucoup d'opposition. Il faut tout en accompagnant la femme avec une volonté politique, lui accorder une place de choix dans les prises de décisions. Leur formation aux techniques de médiatisation s'avère aussi nécessaire. Pour ce qui concerne la contribution des femmes aux axes de développement, les Sentinelles ont mis sur pied des stratégies et des plans d'actions post-crise. On retient, entre autres, des propositions faites par les filles du COJEP, le développement des projets micro-économiques en regroupant les Sentinelles de la paix par secteur d'activités dont le financement des projets, l'insertion des Sentinelles dans le tissu socio-économique et la création d'une caisse d'entraide. Le président du COJEP, Charles Blé Goudé, a ,à la fin de l'atelier, de réflexion animé une conférence publique au cours de laquelle il a expliqué aux filles du COJEP la nécessité pour elles de se former pour relever les défis du développement dans leur pays. En outre, il leur a donné un cours magistral sur la différence entre un parti politique, une Ong, un club de soutien et un groupe de pression. Cela pour permettre à ces filles d'éviter les confusions. D'autres chapitres qui concernent la formation des Sentinelles de la paix seront ultérieurement abordés par le président du COJEP. G.R
Les lampions se sont éteints dimanche dernier sur le forum de réflexion organisé par « les Sentinelles de la paix du COJEP ». Deux jours durant, ces jeunes filles patriotes de la paix ont réfléchi au siège du COJEP à Yopougon pour apporter leur contribution au processus de paix et le développement durable en Côte d'Ivoire. La cérémonie d'ouverture du forum de réflexion organisée par les Sentinelles de la paix du COJEP a enregistré samedi dernier à l'ouverture, la présence effective du ministre Dano Djédjé, président de la cérémonie et celle du président du COJEP, Charles Blé Goudé. Ces deux personnalités ont d'emblée félicité l'initiative prise par les Sentinelles de la paix du COJEP qui ont organisé le forum de réflexion. Répartie en différents ateliers sous la supervision de leur présidente, Zaora Béatrice, les filles du COJEP venues de différentes contrées du pays ont travaillé sur les thèmes suivants : « La responsabilité de la jeune femme dans la construction de la paix et le développement, « le rôle de la jeune femme dans les conflits armés », « jeune femme acteur de la consolidation et de la cohésion sociale, pourquoi impliquer la femme dans le processus de consolidation de la paix ». Enfin, la contribution des jeunes femmes aux axes de développement économique, social et politique sont autant de sujets qui ont retenu ces filles du COJEP. Les recommandations qui sont sorties de ce forum ont tablé sur les actions à mener pour rendre la jeune fille efficace, dans les actions à mener en temps de conflit dans un pays. Dans les négociations qui doivent conduire à la paix, il faut bénéficier d'une assistance parce que, expliquent les résolutions de ce forum, lorsqu'il s'agit de participer aux négociations officielles de la paix, les femmes en général, rencontrent beaucoup d'opposition. Il faut tout en accompagnant la femme avec une volonté politique, lui accorder une place de choix dans les prises de décisions. Leur formation aux techniques de médiatisation s'avère aussi nécessaire. Pour ce qui concerne la contribution des femmes aux axes de développement, les Sentinelles ont mis sur pied des stratégies et des plans d'actions post-crise. On retient, entre autres, des propositions faites par les filles du COJEP, le développement des projets micro-économiques en regroupant les Sentinelles de la paix par secteur d'activités dont le financement des projets, l'insertion des Sentinelles dans le tissu socio-économique et la création d'une caisse d'entraide. Le président du COJEP, Charles Blé Goudé, a ,à la fin de l'atelier, de réflexion animé une conférence publique au cours de laquelle il a expliqué aux filles du COJEP la nécessité pour elles de se former pour relever les défis du développement dans leur pays. En outre, il leur a donné un cours magistral sur la différence entre un parti politique, une Ong, un club de soutien et un groupe de pression. Cela pour permettre à ces filles d'éviter les confusions. D'autres chapitres qui concernent la formation des Sentinelles de la paix seront ultérieurement abordés par le président du COJEP. G.R
LA Cote d'ivoire is back
La semaine ivoirienne en Israël a ouvert ses portes. La semaine promotionnelle de la Côte d’Ivoire en Israël a démarré hier à l’hôtel Dan Panorama de Tel-Aviv. Les promoteurs ivoiriens de ces festivités, sont l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire, SEM Koudou Kessié Raymond, le ministre des Mines et de l’Energie, Léon Monnet Emmanuel et la Première dame, Simone Gbagbo, présidente de la cérémonie, n’avaient qu’un seul mot à la bouche, à l’ouverture : exhorter les opérateurs économiques à ne pas avoir peur de la Côte d’Ivoire. Ainsi, pour la Première dame, cette semaine doit être perçue avant tout comme une invitation aux opérateurs économiques israéliens à faire des affaires. «N’ayez pas peur d’aller investir votre argent en Côte d’Ivoire. Quand on parle de nos pays africains, on en parle comme des pays qui quémandent. Ce que vous allez voir, c’est un pays à la recherche de partenaires. Nous vous invitons à venir chez nous pour faire des affaires et gagner de l’argent », a-t-elle affirmé. Des indicateurs existent qui permettent d’avoir foi en son pays. Il s’agit notamment de l’Accord de Ouaga dont les grandes lignes sont mises à exécution, notamment «le démantèlement de la zone de confiance, le redéploiement progressif de l’administration, etc.». Dès lors, le pays a plus que jamais besoin, selon elle, d’être soutenu pour «que le redémarrage se fasse dans la plus grande sérénité». Elle a été suivie dans ses propos par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire, Koudou Kessié Raymond dont la structure est l’initiatrice de la semaine. Celui-ci a insisté sur la nécessité pour les Israéliens de «prendre la place qui leur revient dans la reconstruction du pays». Le ministre des Mines et de l’Energie, Léon Monnet Emmanuel, n’est pas demeuré en reste de ces exhortations. Mais auparavant il a exprimé sa gratitude à l’Etat d’Israël pour son respect envers la Côte d’Ivoire. «Nous avons constaté que votre pays a toujours respecté la souveraineté de notre pays et ce, durant la crise. Le fait d’y avoir nommé à nouveau un ambassadeur chevronné est par ailleurs le signe de ce respect», a-t-il dit. Bien que le thème de la semaine soit axé sur «l’agro industrie, mines et énergie», le ministre a invité les opérateurs présents à s’intéresser également aux autres domaines d’activités, tels les infrastructures routières, la santé, l’éducation, etc. Le représentant de l’Etat d’Israël, Jacques Reva, a apporté son soutien à la Côte d’Ivoire. «S’il y a un pays qui a toujours su manifester sa sympathie à Israël dans ses difficultés, c’est la Côte d’Ivoire. Vous sortez de la crise, et nous sommes persuadés que vous allez réussir. Parce que dans votre cas, il s’agit d’une prise de conscience interne entre Ivoiriens», a-t-il affirmé. Aux Ivoiriens : “Tirons le maximum de ce pays”
La Première dame a animé dimanche soir un point de presse à Dan panorama hôtel, en prélude à la semaine promotionnelle ivoirienne. Au cours de cette rencontre, elle a invité ses compatriotes à acquérir le maximum de connaissances d’Israël géographiquement petite, certes, mais un pays déterminant au monde, avec un PIB, pour cette année, évalué à 140 milliards. : «Mon souhait est que vous ouvriez grands les yeux, les oreilles également pour tirer le maximum de ce pays géographiquement petit certes, mais qui est une mine d’or en matière de recherche, de technologie, de savoir-faire, etc. C’est un peuple qui a réussi à faire refleurir le désert», a relevé la Première dame, tout en voyant des similitudes avec Israël. «Notre pays est vert, mais quand on regarde économiquement, c’est aussi un désert dans la mesure où nous sommes loin d’avoir exploité toutes les potentialités que le Bon Dieu a mises à notre disposition. Nos deux pays sont semblables parce qu’ils vivent dans une crise qui peut provoquer l’effondrement, et pourtant, ils tiennent debout ».
Après la semaine promotionnelle, la Première dame se rendra lundi prochain à Jérusalem, où elle est invitée à participer à un forum mondial des femmes. La présidente de la République du Liberia, Mme Ellen Johnson Sirleaf, prendra également part à cette rencontre.
Marcelline Gneproust
Envoyée spéciale à Tel-Aviv (Israël)
La Première dame a animé dimanche soir un point de presse à Dan panorama hôtel, en prélude à la semaine promotionnelle ivoirienne. Au cours de cette rencontre, elle a invité ses compatriotes à acquérir le maximum de connaissances d’Israël géographiquement petite, certes, mais un pays déterminant au monde, avec un PIB, pour cette année, évalué à 140 milliards. : «Mon souhait est que vous ouvriez grands les yeux, les oreilles également pour tirer le maximum de ce pays géographiquement petit certes, mais qui est une mine d’or en matière de recherche, de technologie, de savoir-faire, etc. C’est un peuple qui a réussi à faire refleurir le désert», a relevé la Première dame, tout en voyant des similitudes avec Israël. «Notre pays est vert, mais quand on regarde économiquement, c’est aussi un désert dans la mesure où nous sommes loin d’avoir exploité toutes les potentialités que le Bon Dieu a mises à notre disposition. Nos deux pays sont semblables parce qu’ils vivent dans une crise qui peut provoquer l’effondrement, et pourtant, ils tiennent debout ».
Après la semaine promotionnelle, la Première dame se rendra lundi prochain à Jérusalem, où elle est invitée à participer à un forum mondial des femmes. La présidente de la République du Liberia, Mme Ellen Johnson Sirleaf, prendra également part à cette rencontre.
Marcelline Gneproust
Envoyée spéciale à Tel-Aviv (Israël)
Les USA soutiennent le processus de paix en Côte d'Ivoire
Les USA soutiennent le processus de paix en Côte d'Ivoire
Abidjan, Côte d'Ivoire - Le sous-secrétaire d'Etat américain, John Negroponte, a affirmé dimanche à Abidjan que son pays soutient le processus de paix engagé en Côte d'Ivoire depuis la signature, le 4 mars à Ouagadougou, de l'accord de paix pour mettre fin à la crise politico-militaire qui secoue le pays depuis septembre 2002.
Arrivé samedi en Côte d'Ivoire dans le cadre d'une tournée en Afrique de l'Ouest, M. Negroponte a rencontré dimanche à Abidjan certaines autorités ivoiriennes, indique un communiqué de l'ambassade des Etats-Unis à Abidjan en Côte d'ivoire.
«J'ai souligné à tous ceux que j'ai rencontrés que les Etats-Unis veulent voir la Côte d'Ivoire retrouver la paix et la prospérité. Nous croyons que l'accord politique de Ouagadougou est une très bonne voie vers la réunification du pays. Pour cette raison, nous soutenons sa mise en œuvre le plus rapidement possible», a déclaré M. Negroponte cité dans le communiqué.
Au cours de son séjour de deux jours, M. Negroponte a examiné avec ses interlocuteurs ivoiriens l'état d'avancement du processus de paix depuis la signature de l'accord de Ouagadougou, au Burkina Faso, par le président ivoirien, Laurent Gbagbo, et le secrétaire général des Forces nouvelles (FN, l'ancienne rébellion), Guillaume Soro, l'actuel Premier ministre.
Le responsable américain a encouragé les autorités ivoiriennes à s'engager «véritablement» dans cette dynamique du progrès, notamment le processus de désarmement, d'identification, du service civique et des audiences foraines.
«Les Etats-Unis reconnaissent que la mise en œuvre de cet accord n'est pas une tâche facile. Au delà des problèmes techniques et logistiques qui doivent être résolus, la mise en œuvre de l'accord demandera du courage et de la volonté», a-t-il estimé.
Il a invité les responsables ivoiriens à prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre cet accord et à travailler ensemble pour améliorer les perspectives d'avenir de leur pays.
Abidjan - 12/11/2007
Panapress
Abidjan, Côte d'Ivoire - Le sous-secrétaire d'Etat américain, John Negroponte, a affirmé dimanche à Abidjan que son pays soutient le processus de paix engagé en Côte d'Ivoire depuis la signature, le 4 mars à Ouagadougou, de l'accord de paix pour mettre fin à la crise politico-militaire qui secoue le pays depuis septembre 2002.
Arrivé samedi en Côte d'Ivoire dans le cadre d'une tournée en Afrique de l'Ouest, M. Negroponte a rencontré dimanche à Abidjan certaines autorités ivoiriennes, indique un communiqué de l'ambassade des Etats-Unis à Abidjan en Côte d'ivoire.
«J'ai souligné à tous ceux que j'ai rencontrés que les Etats-Unis veulent voir la Côte d'Ivoire retrouver la paix et la prospérité. Nous croyons que l'accord politique de Ouagadougou est une très bonne voie vers la réunification du pays. Pour cette raison, nous soutenons sa mise en œuvre le plus rapidement possible», a déclaré M. Negroponte cité dans le communiqué.
Au cours de son séjour de deux jours, M. Negroponte a examiné avec ses interlocuteurs ivoiriens l'état d'avancement du processus de paix depuis la signature de l'accord de Ouagadougou, au Burkina Faso, par le président ivoirien, Laurent Gbagbo, et le secrétaire général des Forces nouvelles (FN, l'ancienne rébellion), Guillaume Soro, l'actuel Premier ministre.
Le responsable américain a encouragé les autorités ivoiriennes à s'engager «véritablement» dans cette dynamique du progrès, notamment le processus de désarmement, d'identification, du service civique et des audiences foraines.
«Les Etats-Unis reconnaissent que la mise en œuvre de cet accord n'est pas une tâche facile. Au delà des problèmes techniques et logistiques qui doivent être résolus, la mise en œuvre de l'accord demandera du courage et de la volonté», a-t-il estimé.
Il a invité les responsables ivoiriens à prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre cet accord et à travailler ensemble pour améliorer les perspectives d'avenir de leur pays.
Abidjan - 12/11/2007
Panapress
mardi, 6 novembre 2007
SANCTIONS DE L’ONU ; ON S’EN FOUT
SANCTIONS DE L’ONU ; ON S’EN FOUT
Par Charles Blé Goudé
Le conseil de sécurité de L’ONU où la France est membre permanent, s’est réuni ce lundi 29 octobre 2007 et a adopté la résolution 1782 prorogeant mes sanctions jusqu’au 31 octobre 2008.
Le même conseil de sécurité décide d’effectuer un réexamen à mi-parcours le 30 avril au plus tard de ces sanctions ciblées.
Que retenir dans tout ce tohu-bohu ? Rien. On prend les mêmes mots et on les replace. Seule change la numérotation des résolutions.
En décidant de me sanctionner en 2004 ; l’ONU visait un seul objectif : me museler ; me faire taire à jamais. De cette date à la célébration de la flamme de la paix à Bouaké, beaucoup de faits se sont déroulés. Les ennemis d‘hier sont devenus des frères aujourd’hui. Même l’accord de Ouagadougou pourtant entériné par la résolution 1765 de l’ONU en son point 6.4 demande la levée immédiate des sanctions qui me frappent.
Mais l’ONU refuse de changer ses verres. Des lors, le débat n’a plus besoin d’être. L’ONU est toujours manipulée par la France qui fait et défait les Présidents de l’Afrique francophone. En me sanctionnant, ce n’est plus l’individu Blé Goudé mais le Président de la République Laurent Gbagbo que l’on veut atteindre. C’est pourquoi nous disons que les objectifs de l’ONU sont ailleurs. Nous ne céderons pas au chantage et à la provocation. Nous avons commencé un processus de paix sans la France et cela l’irrite. Nous ne pouvons rien. C’est la volonté de Dieu de faire de la cote d’ivoire, un pays d’exception.
Prolongation de sanctions, on s’en fout. Seulement, qu’on ne nous empêche pas de donner à notre pays, la paix. Synonyme de libre circulation de biens et de personnes. C’est cela notre rêve. Le reste ; balivernes.
Aujourd’hui, on ne peut pas m’empêcher d’aller voir Wattao à Bouaké et vice-versa.
Si le ridicule tuait ; l’ONU veut geler mes avoirs liés à la vente de mon œuvre « Crise Ivoirienne, Ma part de Vérité ». Autant dire que l’ONU veut m’assassiner. Puisque pour vivre, pour se soigner, se vêtir, se nourrir, on a besoin d’argent.
Le débat sur les sanctions est désormais clos. La France ne peut pas nous éloigner de la paix.
Sanctions de l’ONU, on s’en fout !
A lundi prochain
Charles Blé Goudé
Président du COJEP
Par Charles Blé Goudé
Le conseil de sécurité de L’ONU où la France est membre permanent, s’est réuni ce lundi 29 octobre 2007 et a adopté la résolution 1782 prorogeant mes sanctions jusqu’au 31 octobre 2008.
Le même conseil de sécurité décide d’effectuer un réexamen à mi-parcours le 30 avril au plus tard de ces sanctions ciblées.
Que retenir dans tout ce tohu-bohu ? Rien. On prend les mêmes mots et on les replace. Seule change la numérotation des résolutions.
En décidant de me sanctionner en 2004 ; l’ONU visait un seul objectif : me museler ; me faire taire à jamais. De cette date à la célébration de la flamme de la paix à Bouaké, beaucoup de faits se sont déroulés. Les ennemis d‘hier sont devenus des frères aujourd’hui. Même l’accord de Ouagadougou pourtant entériné par la résolution 1765 de l’ONU en son point 6.4 demande la levée immédiate des sanctions qui me frappent.
Mais l’ONU refuse de changer ses verres. Des lors, le débat n’a plus besoin d’être. L’ONU est toujours manipulée par la France qui fait et défait les Présidents de l’Afrique francophone. En me sanctionnant, ce n’est plus l’individu Blé Goudé mais le Président de la République Laurent Gbagbo que l’on veut atteindre. C’est pourquoi nous disons que les objectifs de l’ONU sont ailleurs. Nous ne céderons pas au chantage et à la provocation. Nous avons commencé un processus de paix sans la France et cela l’irrite. Nous ne pouvons rien. C’est la volonté de Dieu de faire de la cote d’ivoire, un pays d’exception.
Prolongation de sanctions, on s’en fout. Seulement, qu’on ne nous empêche pas de donner à notre pays, la paix. Synonyme de libre circulation de biens et de personnes. C’est cela notre rêve. Le reste ; balivernes.
Aujourd’hui, on ne peut pas m’empêcher d’aller voir Wattao à Bouaké et vice-versa.
Si le ridicule tuait ; l’ONU veut geler mes avoirs liés à la vente de mon œuvre « Crise Ivoirienne, Ma part de Vérité ». Autant dire que l’ONU veut m’assassiner. Puisque pour vivre, pour se soigner, se vêtir, se nourrir, on a besoin d’argent.
Le débat sur les sanctions est désormais clos. La France ne peut pas nous éloigner de la paix.
Sanctions de l’ONU, on s’en fout !
A lundi prochain
Charles Blé Goudé
Président du COJEP
Le Cojep est le seul mouvement puissant qui a des représentations à l’extérieur »
« Le Cojep est le seul mouvement puissant qui a des représentations à l’extérieur »
Invité à la cérémonie de l’an 5 de la résistance à Gagnoa, le président de la représentation du Cojep au Royaume Uni et par ailleurs président du conseil européen du Cojep Patrice Kouté a voulu se prononcer sur les activités du Cojep en Europe et sur l’actualité Ivoirienne.
Cojep.org : Comment se porte la coordination cojep Europe ?
Patrice Kouté : Elle se porte très bien. C’est une grande coordination. L’Europe n’a pas les mêmes activités que l’Afrique. Nous essayons donc d’agrandir cette coordination au fil des années. Nous avons aujourd’hui bouclé des pays essentiels du vieux continent. Nous avons aussi des contacts en russie. La mobilisation se fait de façon intellectuelle avec les canadiens sur le terrain. Le COJEP est le seul mouvement puissant qui a des représentations à l’extérieur.
Cojep.org : vous venez d’assister à la fête de la résistance ; l’an 5 à Gagnoa avec la présence du premier ministre Soro Guillaume, un commentaire.
P K :Je suis venu essentiellement pour cette fête. J’ai reçu une invitation du bureau national du Cojep et de l’Alliance. Il y a eu beaucoup de bruits autour de la visite du premier ministre. A savoir des rumeurs d’attentat. Enfin une panoplie de rumeurs.Une fête réussie dans son ensemble et j’ai été ravi de rencontrer le Premier ministre et le commandant Wattao qui est devenu un symbole.
Je pense que le pays est réunifié car j’ai remarqué que les Forces Nouvelles assuraient l’intérim de la sécurité à Gagnoa en veillant à la bonne circulation des véhicules. Le désarmement est déjà effectué avec la flamme de la paix le 30 juillet 2007 à Bouaké avec le président Gbagbo.Soro Guillaume aujourd’hui à Gagnoa ; la paix est là.
Cojep.org : Que pensez vous des sanctions onusiennes contre Charles Blé Goudé. Quelles actions comptez-vous mener pour leur levée au niveau de la diaspora ?
PK : nous disons que ces sanctions de l’ONU sont simplement injustes. Dans une résistance, il faut sanctionner les personnes à sanctionner. Charles Blé Goudé qui mène une lutte pacifique aux mains nues avec ses camarades a été sanctionné. Nous pensons qu’au niveau de l’Europe, il faut faire des pétitions. Un site a été ouvert spécialement et qui a un lien avec le site mère : http://www.ipetitions.com/petition/Ble-GOUDE Nous demandons à tous les démocrates de signer cette pétition que nous allons déposer physiquement le 05 Janvier prochain au CICR, qui est l’institution indiquée pour lever les sanctions imposées à BLE Goudé. J’invite tous les patriotes où qu’ils soient, de signer cette pétition pour qu’au soir du 05 janvier nous ayons au moins 10000 signatures à déposer au CICR.
Cojep.org : Un message à l’endroit de la population ivoirienne
P.K :Il faut que la population ivoirienne reste sereine.Pour l’accord de Ouagadougou, beaucoup de personnes ne sont pas d’accord que la Côte d’Ivoire ait la paix. Ces personnes ont raison parce que c’est comme ça qu’elles ont toujours travaillé.Mais en même temps, une minorité ne peut pas faire reculer le Président Laurent GBAGBO et le Premier Ministre SORO Guillaume. A côté de ces deux hommes d’état, il ya BLE Goudé et ses amis de l’alliance, du COJEP.
Je lance un message pour dire que la Côte d’Ivoire est le seul pays pendant la crise que nous avons vécue à l’extérieur qui payé ses fonctionnaires extérieurs (diplomates) Je dis aussi qu’économiquement, la Côte d’Ivoire a aussi payé ses dettes.C’est le seul pays où les avions de l’ONU n’ont jamais jeté des sacs de maïs aux populations affamées. C’est important. Le refus de la misère est une vertu. On se suffit.Et pour qu’on se suffise davantage, j’invite les ivoiriens à s’inscrire dans cet accord de Ouaga pour que la paix arrive et que le Président Laurent GBAGBO remporte les élections tranquillement. En face de lui, comme le plait à dire le Président BLE Goudé, il y a un candidat de la France et lui Laurent GBAGBO est candidat de la Côte d’Ivoire. Nous soutenons cet accord signé en terre africaine pour que des élections transparentes, justes soient organisées et que le pays rebondisse de nouveau.
Interview réalisée par Roger KASSARATE
Pour cojep.org
http://www.cojep.org
Domoraud Gauthier
Cojep Ireland
Invité à la cérémonie de l’an 5 de la résistance à Gagnoa, le président de la représentation du Cojep au Royaume Uni et par ailleurs président du conseil européen du Cojep Patrice Kouté a voulu se prononcer sur les activités du Cojep en Europe et sur l’actualité Ivoirienne.
Cojep.org : Comment se porte la coordination cojep Europe ?
Patrice Kouté : Elle se porte très bien. C’est une grande coordination. L’Europe n’a pas les mêmes activités que l’Afrique. Nous essayons donc d’agrandir cette coordination au fil des années. Nous avons aujourd’hui bouclé des pays essentiels du vieux continent. Nous avons aussi des contacts en russie. La mobilisation se fait de façon intellectuelle avec les canadiens sur le terrain. Le COJEP est le seul mouvement puissant qui a des représentations à l’extérieur.
Cojep.org : vous venez d’assister à la fête de la résistance ; l’an 5 à Gagnoa avec la présence du premier ministre Soro Guillaume, un commentaire.
P K :Je suis venu essentiellement pour cette fête. J’ai reçu une invitation du bureau national du Cojep et de l’Alliance. Il y a eu beaucoup de bruits autour de la visite du premier ministre. A savoir des rumeurs d’attentat. Enfin une panoplie de rumeurs.Une fête réussie dans son ensemble et j’ai été ravi de rencontrer le Premier ministre et le commandant Wattao qui est devenu un symbole.
Je pense que le pays est réunifié car j’ai remarqué que les Forces Nouvelles assuraient l’intérim de la sécurité à Gagnoa en veillant à la bonne circulation des véhicules. Le désarmement est déjà effectué avec la flamme de la paix le 30 juillet 2007 à Bouaké avec le président Gbagbo.Soro Guillaume aujourd’hui à Gagnoa ; la paix est là.
Cojep.org : Que pensez vous des sanctions onusiennes contre Charles Blé Goudé. Quelles actions comptez-vous mener pour leur levée au niveau de la diaspora ?
PK : nous disons que ces sanctions de l’ONU sont simplement injustes. Dans une résistance, il faut sanctionner les personnes à sanctionner. Charles Blé Goudé qui mène une lutte pacifique aux mains nues avec ses camarades a été sanctionné. Nous pensons qu’au niveau de l’Europe, il faut faire des pétitions. Un site a été ouvert spécialement et qui a un lien avec le site mère : http://www.ipetitions.com/petition/Ble-GOUDE Nous demandons à tous les démocrates de signer cette pétition que nous allons déposer physiquement le 05 Janvier prochain au CICR, qui est l’institution indiquée pour lever les sanctions imposées à BLE Goudé. J’invite tous les patriotes où qu’ils soient, de signer cette pétition pour qu’au soir du 05 janvier nous ayons au moins 10000 signatures à déposer au CICR.
Cojep.org : Un message à l’endroit de la population ivoirienne
P.K :Il faut que la population ivoirienne reste sereine.Pour l’accord de Ouagadougou, beaucoup de personnes ne sont pas d’accord que la Côte d’Ivoire ait la paix. Ces personnes ont raison parce que c’est comme ça qu’elles ont toujours travaillé.Mais en même temps, une minorité ne peut pas faire reculer le Président Laurent GBAGBO et le Premier Ministre SORO Guillaume. A côté de ces deux hommes d’état, il ya BLE Goudé et ses amis de l’alliance, du COJEP.
Je lance un message pour dire que la Côte d’Ivoire est le seul pays pendant la crise que nous avons vécue à l’extérieur qui payé ses fonctionnaires extérieurs (diplomates) Je dis aussi qu’économiquement, la Côte d’Ivoire a aussi payé ses dettes.C’est le seul pays où les avions de l’ONU n’ont jamais jeté des sacs de maïs aux populations affamées. C’est important. Le refus de la misère est une vertu. On se suffit.Et pour qu’on se suffise davantage, j’invite les ivoiriens à s’inscrire dans cet accord de Ouaga pour que la paix arrive et que le Président Laurent GBAGBO remporte les élections tranquillement. En face de lui, comme le plait à dire le Président BLE Goudé, il y a un candidat de la France et lui Laurent GBAGBO est candidat de la Côte d’Ivoire. Nous soutenons cet accord signé en terre africaine pour que des élections transparentes, justes soient organisées et que le pays rebondisse de nouveau.
Interview réalisée par Roger KASSARATE
Pour cojep.org
http://www.cojep.org
Domoraud Gauthier
Cojep Ireland
mercredi, 24 octobre 2007
Fête de la paix à Gagnoa
LES POPULATIONS DU "FROMAGER" MOBILISÉES POUR GUILLAUME SORO.
Les fils et filles de Gagnoa sont sortis très nombreux ce samedi 20 Septembre à l'invitation de l'Alliance des jeunes patriotes pour célébrer la paix avec le Premier ministre Guillaume Soro au stade Biaka Boda de la ville. Pour réussir cette mobilisation , le président de l'Alliance, Charles Blé Goudé, a pris ses quartiers dans la capitale de la région du Fromager depuis 4 jours.
Ainsi, sous sa supervision plusieurs équipes de jeunes ont sillonnné tous les recoins du département. Il a aussi tenu le jeudi 18 septembre dernier dans la même ville un meeting de mobilisation.
Les cadres de la région conduits par le ministre de la réconciliation nationale, le Dr Danon Djédjé se sont impliqués pour la réussite de cette manifestation.
Les radios locales ont apporté leur contribution en passant en boucle sur leurs ondes des messages demandant aux populations de sortir nombreuses ce samedi.
Côté sécuritaire, les généraux Mangou (FDS) et Soumaila Bakayako ont combiné leurs actions pour sécuriser la ville et la cérémonie.
En tout cas, les Fds placées sous le commandement du Com'théatre, le colonel Konan Boniface, travaillent en bonne intelligence avec plusieurs unités des Forces armées des Forces Nouvelles (FAFN) arrivées à Gagnoa vendredi. Elles sont placées le commandemant du chef d'Etat major - Adjoint des FAFN, le commandant Issiaka Ouattara dit "Wattao".
" Nous sommes venus avec 700 hommes'', a t-il revélé. Avnant de souligner qu'au niveau des civils, ce sont 4 cars qui ont été mobilisés pour convoyer les populations des zones ex-assiègées.
Notons que hier vendredi à Mama, dans le village du président Laurent Gbagbo, une rencontre de football a opposé l'équipe des jeunes patriotes et jeunes Forces Nouvelles aux resortissants de Gagnoa.
Cette équipe (locale) dirigée par le directeur du protocole d'Etat, l'Ambassadeur Allou Eugène a perdu la coupe auX tirS au but sur le score de 2 buts à 3. Après un mactch nul 1-1 au temps règlementaire.
Selon des sources proches de l'organisation, le Premier Ministre fera son entrée ce samedi à Gagnoa aux alentours de 11h GMT, en provenance de Yamoussoukro par la route. Il sera accueilli à l'entrée de la ville par les autorités politiques et militaires.
Théodore Kouadio
koudore@fratmat.info
Envoyé spécial à Gagnoa
Les fils et filles de Gagnoa sont sortis très nombreux ce samedi 20 Septembre à l'invitation de l'Alliance des jeunes patriotes pour célébrer la paix avec le Premier ministre Guillaume Soro au stade Biaka Boda de la ville. Pour réussir cette mobilisation , le président de l'Alliance, Charles Blé Goudé, a pris ses quartiers dans la capitale de la région du Fromager depuis 4 jours.
Ainsi, sous sa supervision plusieurs équipes de jeunes ont sillonnné tous les recoins du département. Il a aussi tenu le jeudi 18 septembre dernier dans la même ville un meeting de mobilisation.
Les cadres de la région conduits par le ministre de la réconciliation nationale, le Dr Danon Djédjé se sont impliqués pour la réussite de cette manifestation.
Les radios locales ont apporté leur contribution en passant en boucle sur leurs ondes des messages demandant aux populations de sortir nombreuses ce samedi.
Côté sécuritaire, les généraux Mangou (FDS) et Soumaila Bakayako ont combiné leurs actions pour sécuriser la ville et la cérémonie.
En tout cas, les Fds placées sous le commandement du Com'théatre, le colonel Konan Boniface, travaillent en bonne intelligence avec plusieurs unités des Forces armées des Forces Nouvelles (FAFN) arrivées à Gagnoa vendredi. Elles sont placées le commandemant du chef d'Etat major - Adjoint des FAFN, le commandant Issiaka Ouattara dit "Wattao".
" Nous sommes venus avec 700 hommes'', a t-il revélé. Avnant de souligner qu'au niveau des civils, ce sont 4 cars qui ont été mobilisés pour convoyer les populations des zones ex-assiègées.
Notons que hier vendredi à Mama, dans le village du président Laurent Gbagbo, une rencontre de football a opposé l'équipe des jeunes patriotes et jeunes Forces Nouvelles aux resortissants de Gagnoa.
Cette équipe (locale) dirigée par le directeur du protocole d'Etat, l'Ambassadeur Allou Eugène a perdu la coupe auX tirS au but sur le score de 2 buts à 3. Après un mactch nul 1-1 au temps règlementaire.
Selon des sources proches de l'organisation, le Premier Ministre fera son entrée ce samedi à Gagnoa aux alentours de 11h GMT, en provenance de Yamoussoukro par la route. Il sera accueilli à l'entrée de la ville par les autorités politiques et militaires.
Théodore Kouadio
koudore@fratmat.info
Envoyé spécial à Gagnoa
Qui l'aurait imaginé ?!! VISITE DE WATTAO A KPOGROGBE, village de Charles Blé Goudé
‘’Nous allons ramener la Paix au risque de notre vie.’’
Les lampions se sont éteints sur la fête de l’an 5 de la résistance à gagnoa.
Cérémonie qui était placée sous le signe de la réconciliation. C’est pourquoi le Premier Ministre Soro Kigbafori Guillaume s’est rendu lui-même à Gagnoa à l’invitation de son ami et frère Charles Blé Goudé.
Il était accompagné au cours de cette visite par le chef d’Etat Major Adjoint des Forces Nouvelles, Issiaka Ouattara dit Wattao. Ce dernier a tenu à saluer les parents du leader de la jeunesse patriotique ; Charles Blé Goudé à Kpogrogbé ; village situé dans la sous-préfecture de Guibéroua.
Mais avant, il s’est rendu chez Monseigneur Barthélemy Djabla évêque de Gagnoa où une prière a été donnée par l’homme de Dieu pour le retour définitif de la paix en Côte d’ivoire. Ayant eu la bénédiction du Tout Puissant, Charles Blé Goudé et ses visiteurs ont pris la direction de Guibéroua. Un véritable bain de foule pour les différentes personnalités qui composaient la délégation. Entre autres membres, la méga star du reggae mondial Alpha Blondy, François Kency, Julien Goualo et plusieurs animateurs et journalistes de la télévision Ivoirienne. Toute la ville de Guibéroua, mobilisée depuis 06 heures du matin, n’a pas caché sa joie de voir sur leur territoire ces icônes dans leur domaine respectif. Quelques fois, les services de sécurité ont eu du mal à contenir cette foule déchaînée. Comme en pareille circonstance, Charles Blé Goudé et ses visiteurs sont allés rendre visite au représentant du Président de la république c'est-à-dire le sous Préfet de Guibéroua. Cap a été mis sur Kpogrogbé où le cortège a eu du mal s’immobiliser car tout le monde voulait toucher Wattao et Alpha Bondy. Cet accueil a fait dire à la méga star Alpha Blondy que ‘’l’acte que Blé Goudé conjugue est un chemin de Dieu. Et que seul l’Eternel des Armées le remerciera.’’ A l’endroit de Wattao, il dira qu’il a donné un nouveau visage aux Forces Nouvelles. Invité spécial à ‘’Kpo’’, Wattao, tout ému n’a pas manqué de remercier son frère et ami Charles Blé Goudé avant de soutenir que sa visite à Guibéroua, qui n’était même pas envisageable il y’a quelque temps dénote que la paix est là. Devant ses parents de ‘’Kpo’’, Wattao conclut pour affirmer qu’ils ramèneront la paix au risque de leur vie.
Il faut noter que des prestations d’artistes locaux et ceux même connus mondialement ont égayé cette belle cérémonie. Un nouveau pas vers la paix vient d’être franchi.
Roger Kassaraté
Envoyé spécial à Gagnoa
Les lampions se sont éteints sur la fête de l’an 5 de la résistance à gagnoa.
Cérémonie qui était placée sous le signe de la réconciliation. C’est pourquoi le Premier Ministre Soro Kigbafori Guillaume s’est rendu lui-même à Gagnoa à l’invitation de son ami et frère Charles Blé Goudé.
Il était accompagné au cours de cette visite par le chef d’Etat Major Adjoint des Forces Nouvelles, Issiaka Ouattara dit Wattao. Ce dernier a tenu à saluer les parents du leader de la jeunesse patriotique ; Charles Blé Goudé à Kpogrogbé ; village situé dans la sous-préfecture de Guibéroua.
Mais avant, il s’est rendu chez Monseigneur Barthélemy Djabla évêque de Gagnoa où une prière a été donnée par l’homme de Dieu pour le retour définitif de la paix en Côte d’ivoire. Ayant eu la bénédiction du Tout Puissant, Charles Blé Goudé et ses visiteurs ont pris la direction de Guibéroua. Un véritable bain de foule pour les différentes personnalités qui composaient la délégation. Entre autres membres, la méga star du reggae mondial Alpha Blondy, François Kency, Julien Goualo et plusieurs animateurs et journalistes de la télévision Ivoirienne. Toute la ville de Guibéroua, mobilisée depuis 06 heures du matin, n’a pas caché sa joie de voir sur leur territoire ces icônes dans leur domaine respectif. Quelques fois, les services de sécurité ont eu du mal à contenir cette foule déchaînée. Comme en pareille circonstance, Charles Blé Goudé et ses visiteurs sont allés rendre visite au représentant du Président de la république c'est-à-dire le sous Préfet de Guibéroua. Cap a été mis sur Kpogrogbé où le cortège a eu du mal s’immobiliser car tout le monde voulait toucher Wattao et Alpha Bondy. Cet accueil a fait dire à la méga star Alpha Blondy que ‘’l’acte que Blé Goudé conjugue est un chemin de Dieu. Et que seul l’Eternel des Armées le remerciera.’’ A l’endroit de Wattao, il dira qu’il a donné un nouveau visage aux Forces Nouvelles. Invité spécial à ‘’Kpo’’, Wattao, tout ému n’a pas manqué de remercier son frère et ami Charles Blé Goudé avant de soutenir que sa visite à Guibéroua, qui n’était même pas envisageable il y’a quelque temps dénote que la paix est là. Devant ses parents de ‘’Kpo’’, Wattao conclut pour affirmer qu’ils ramèneront la paix au risque de leur vie.
Il faut noter que des prestations d’artistes locaux et ceux même connus mondialement ont égayé cette belle cérémonie. Un nouveau pas vers la paix vient d’être franchi.
Roger Kassaraté
Envoyé spécial à Gagnoa
jeudi, 18 octobre 2007
Alcide Djédjé s’interroge sur l’objectif des sanctions
Alcide Djédjé s’interroge sur l’objectif des sanctions
Le Représentant permanent de la Côte d'Ivoire auprès des Nations Unies, l'ambassadeur Alcide Djédjé, s'interroge sur l'opportunité des sanctions individuelles infligées à trois Ivoiriens. "Ma délégation se pose, à ce jour, la question de savoir en quoi est-ce que la lutte politique menée par Charles Blé Goudé, Fofié Kouakou et Eugène Djué, allait contre les objectifs de la Charte des Nations unies, puisque chacun de ces acteurs était engagé dans une lutte émancipatrice ?", s'est demandé SEM. Alcide Djédjé, dans une déclaration à l'ONU. C'était ce 16 octobre, à l'occasion de la 62 ème session ordinaire de l'Assemblée générale, 6ème commission, qui avait à son ordre du jour le Point 85 portant sur le ''Rapport du Comité spécial de la Charte des Nations unies et du raffermissement du rôle de l'organisation''.
Cette interrogation qui est fréquente depuis quelque temps tant du côté des concernés que des autorités ivoiriennes vient surtout de ce que les sanctionnés qui étaient, hier, des belligérants, sont aujourd'hui fortement engagés dans le processus de réconciliation nationale. Mieux, ces personnes conduisent le navire de la paix, notamment dans le rapprochement entre les populations du Nord et celles du Sud, la réunification du pays et la cohésion nationale. D'où la question de savoir "si les sanctions de l'ONU avaient un but répressif ; s'agissait-il de punir des individus ou s'agissait-il, par le biais des sanctions, de ramener la paix en Côte d'Ivoire ? Maintenant que les ex-belligérants concourent activement au retour définitif de la paix et se sont réconciliés, existe-t-il un autre objectif que veut atteindre l'ONU en maintenant ces sanctions ?".
Profitant de l'initiative russe en vue de la réforme en profondeur du régime des sanctions, Alcide Djédjé a plaidé pour "que les sanctions onusiennes ne soient utilisées que lorsque les voies diplomatiques sont épuisées". L'Accord politique de Ouagadougou ayant favorisé le retour à la normalité et de la paix, le maintien d'une telle décision ne fait que "violer l'esprit et la Charte des Nations Unies".
En conséquence, le représentant permanent de la Côte d'Ivoire a fait une suggestion : "Mon pays réitère, une fois de plus, sa conviction que les sanctions devraient être appliquées conformément à la Charte des Nations Unies ainsi que conformément aux dispositions pertinentes du droit international et suivant des critères objectifs et précis. Elles devraient avoir des buts clairement définis et, en tout état de cause, ne devraient jamais être imposées à des fins de répression ou de représailles". Le diplomate ivoirien se félicite de l'adoption des résolutions 1730 et 1735 en décembre 2006 qui proposent des "procédures équitables et claires en matière d'inscription et de radiation".
Selon nos sources, certaines puissances militeraient pour que les sanctions prises contre la Côte d'Ivoire, notamment l'embargo sur les armes et les sanctions individuelles, soient maintenues jusqu'aux prochaines élections.
Rappelons que le 14ème rapport du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, sur la Côte d'Ivoire, sera examiné le 22 octobre quand le 25 du même mois sera réservé aux consultations internes.
Paulin N. Zobo
Frat Mat
Le Représentant permanent de la Côte d'Ivoire auprès des Nations Unies, l'ambassadeur Alcide Djédjé, s'interroge sur l'opportunité des sanctions individuelles infligées à trois Ivoiriens. "Ma délégation se pose, à ce jour, la question de savoir en quoi est-ce que la lutte politique menée par Charles Blé Goudé, Fofié Kouakou et Eugène Djué, allait contre les objectifs de la Charte des Nations unies, puisque chacun de ces acteurs était engagé dans une lutte émancipatrice ?", s'est demandé SEM. Alcide Djédjé, dans une déclaration à l'ONU. C'était ce 16 octobre, à l'occasion de la 62 ème session ordinaire de l'Assemblée générale, 6ème commission, qui avait à son ordre du jour le Point 85 portant sur le ''Rapport du Comité spécial de la Charte des Nations unies et du raffermissement du rôle de l'organisation''.
Cette interrogation qui est fréquente depuis quelque temps tant du côté des concernés que des autorités ivoiriennes vient surtout de ce que les sanctionnés qui étaient, hier, des belligérants, sont aujourd'hui fortement engagés dans le processus de réconciliation nationale. Mieux, ces personnes conduisent le navire de la paix, notamment dans le rapprochement entre les populations du Nord et celles du Sud, la réunification du pays et la cohésion nationale. D'où la question de savoir "si les sanctions de l'ONU avaient un but répressif ; s'agissait-il de punir des individus ou s'agissait-il, par le biais des sanctions, de ramener la paix en Côte d'Ivoire ? Maintenant que les ex-belligérants concourent activement au retour définitif de la paix et se sont réconciliés, existe-t-il un autre objectif que veut atteindre l'ONU en maintenant ces sanctions ?".
Profitant de l'initiative russe en vue de la réforme en profondeur du régime des sanctions, Alcide Djédjé a plaidé pour "que les sanctions onusiennes ne soient utilisées que lorsque les voies diplomatiques sont épuisées". L'Accord politique de Ouagadougou ayant favorisé le retour à la normalité et de la paix, le maintien d'une telle décision ne fait que "violer l'esprit et la Charte des Nations Unies".
En conséquence, le représentant permanent de la Côte d'Ivoire a fait une suggestion : "Mon pays réitère, une fois de plus, sa conviction que les sanctions devraient être appliquées conformément à la Charte des Nations Unies ainsi que conformément aux dispositions pertinentes du droit international et suivant des critères objectifs et précis. Elles devraient avoir des buts clairement définis et, en tout état de cause, ne devraient jamais être imposées à des fins de répression ou de représailles". Le diplomate ivoirien se félicite de l'adoption des résolutions 1730 et 1735 en décembre 2006 qui proposent des "procédures équitables et claires en matière d'inscription et de radiation".
Selon nos sources, certaines puissances militeraient pour que les sanctions prises contre la Côte d'Ivoire, notamment l'embargo sur les armes et les sanctions individuelles, soient maintenues jusqu'aux prochaines élections.
Rappelons que le 14ème rapport du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, sur la Côte d'Ivoire, sera examiné le 22 octobre quand le 25 du même mois sera réservé aux consultations internes.
Paulin N. Zobo
Frat Mat
mercredi, 17 octobre 2007
EXPOSITION PHOTOS : THERESE HOUPHOUËT-BOIGNY RETRACE LA VIE DE GBAGBO
EXPOSITION PHOTOS : THERESE HOUPHOUËT-BOIGNY RETRACE LA VIE DE GBAGBO
Après le Palais de la culture, l'expo-photos "Séplou" sur la vie du chef de l'Etat se déplace le 26 de ce mois à Yop. Et elle a pour marraine, Mme Marie-Thérèse Houphouët.
Il y aura certainement un monde fou au complexe sportif de Yop, le vendredi 26 de ce mois. Puisque l'espace qui habituellement reçoit concerts populaires et grandes soirées de prières, va accueillir la seconde étape de l'exposition " Séplou " sur la vie du chef de l'Etat. Après bien entendu le Palais de la culture. A Yopougon, " Séplou " pourrait avoir pour marraine, Mme Marie Thérèse Houphouët-Boigny. " Logiquement, Marie-Thérèse Houphouët-Boigny sera la marraine. Mais nous sommes en train de voir. En tout cas, nous voulons que ce soit elle la marraine ". Explique le service de communication de l'exposition qui sera au complexe sportif de Yop le vendredi 26 pour être décrochée le samedi 3 novembre prochain. Compte tenu de l'espace très ouvert et populaire, des dispositions sécuritaires particulières ont été prises. L'armée sera, par exemple, mobilisée pour protéger la manifestation. Des bâches seront, en outre, dressées sur le stade pour accueillir les différentes toiles. Chaque jour, il est prévu des cérémonies de dédicaces avec l'auteur. L'occasion d'expliquer certaines photos au public qui certainement, se déportera par grappes au complexe. Après Yopougon, " Séplou " se déplacera à Dabou, la ville qui a vu naître le FPI, le parti qui a porté Gbagbo au pouvoir. Après Dabou, l'installation qui se veut itinérante devrait être vue à Agboville, mais il se pourrait que ce soit la ville de Bouaké, le fief des Forces nouvelles qui l'accueille. " Il y a le ministre Konaté Sidiki qui nous met une pression terrible. Tout a même déjà été arrêté à Bouaké pour ça ". Explique encore AVS, l'un des bras droits de Sékongo, l'auteur de l'exposition. Bouaké sera certainement privilégié pour une question de symbole. Puisque les images du chef de l'Etat exposées dans la capitale du Centre montrent bien que la guerre est réellement derrière la Côte d'Ivoire. C'est donc après Bouaké que les Agbovillois découvriront " Séplou ". Ensuite, suivront plusieurs autres grandes villes de la Côte d'Ivoire avant le clou de Bassam. Au Palais de la culture, l'exposition " Séplou " a été visitée par des milliers de personnes. Les organisateurs estiment à près de 50000 le nombre des visiteurs qui sont allés au hall du Palais de la culture. Une première dans l'histoire des vernissages depuis longtemps vue comme une affaire d'élites. " Séplou a attiré quasiment toutes les couches sociales au Palais de la culture. Ils sont arrivés de partout pour voir les images retraçant la vie de GBAGBO. Sans oublier les différences Institutions de l'Etat qui sont allées à la rencontre de la vie de Gbagbo. Après la Côte d'Ivoire, " Séplou " sera vu dans la sous-région et en Europe. Notamment en France, au Portugal et en Suisse.
Après le Palais de la culture, l'expo-photos "Séplou" sur la vie du chef de l'Etat se déplace le 26 de ce mois à Yop. Et elle a pour marraine, Mme Marie-Thérèse Houphouët.
Il y aura certainement un monde fou au complexe sportif de Yop, le vendredi 26 de ce mois. Puisque l'espace qui habituellement reçoit concerts populaires et grandes soirées de prières, va accueillir la seconde étape de l'exposition " Séplou " sur la vie du chef de l'Etat. Après bien entendu le Palais de la culture. A Yopougon, " Séplou " pourrait avoir pour marraine, Mme Marie Thérèse Houphouët-Boigny. " Logiquement, Marie-Thérèse Houphouët-Boigny sera la marraine. Mais nous sommes en train de voir. En tout cas, nous voulons que ce soit elle la marraine ". Explique le service de communication de l'exposition qui sera au complexe sportif de Yop le vendredi 26 pour être décrochée le samedi 3 novembre prochain. Compte tenu de l'espace très ouvert et populaire, des dispositions sécuritaires particulières ont été prises. L'armée sera, par exemple, mobilisée pour protéger la manifestation. Des bâches seront, en outre, dressées sur le stade pour accueillir les différentes toiles. Chaque jour, il est prévu des cérémonies de dédicaces avec l'auteur. L'occasion d'expliquer certaines photos au public qui certainement, se déportera par grappes au complexe. Après Yopougon, " Séplou " se déplacera à Dabou, la ville qui a vu naître le FPI, le parti qui a porté Gbagbo au pouvoir. Après Dabou, l'installation qui se veut itinérante devrait être vue à Agboville, mais il se pourrait que ce soit la ville de Bouaké, le fief des Forces nouvelles qui l'accueille. " Il y a le ministre Konaté Sidiki qui nous met une pression terrible. Tout a même déjà été arrêté à Bouaké pour ça ". Explique encore AVS, l'un des bras droits de Sékongo, l'auteur de l'exposition. Bouaké sera certainement privilégié pour une question de symbole. Puisque les images du chef de l'Etat exposées dans la capitale du Centre montrent bien que la guerre est réellement derrière la Côte d'Ivoire. C'est donc après Bouaké que les Agbovillois découvriront " Séplou ". Ensuite, suivront plusieurs autres grandes villes de la Côte d'Ivoire avant le clou de Bassam. Au Palais de la culture, l'exposition " Séplou " a été visitée par des milliers de personnes. Les organisateurs estiment à près de 50000 le nombre des visiteurs qui sont allés au hall du Palais de la culture. Une première dans l'histoire des vernissages depuis longtemps vue comme une affaire d'élites. " Séplou a attiré quasiment toutes les couches sociales au Palais de la culture. Ils sont arrivés de partout pour voir les images retraçant la vie de GBAGBO. Sans oublier les différences Institutions de l'Etat qui sont allées à la rencontre de la vie de Gbagbo. Après la Côte d'Ivoire, " Séplou " sera vu dans la sous-région et en Europe. Notamment en France, au Portugal et en Suisse.
Tous à Gagnoa pour l’an 5 de la résistance. Gagnoa, capitale de la paix après Bouaké.
Tous à Gagnoa pour l’an 5 de la résistance. Gagnoa, capitale de la paix après Bouaké.
Par Charles Blé Goudé
Après le bûcher de la paix allumé à Bouaké le 30 juillet 2007, les jeunes de cote d’ivoire considèrent que la paix en cote d’ivoire doit être préservée en maintenant absolument allumée la flamme de la paix dans tous les cœurs et dans toutes les régions du pays.
C’est pourquoi, après Bouaké, l’ex fief de la rébellion, Gagnoa devient à son tour la capitale de la paix. Ville symbole le samedi 20 octobre car, c’est le département d’où est originaire le président de la république de cote d’ivoire.
Notre pays a montré au monde entier le règlement des conflits et surtout la gestion des crises. C’est un exemple à suivre.
Cette importante cérémonie de commération est placée sous la présidence du Ministre de la Réconciliation Nationale et des Relations avec les Institutions et le parrainage de Ottro Zirignon Laurent, PCA de la SIR.
L’invité spécial cette année est le premier ministre de cote d’ivoire, son excellence Soro Kigbafori Guillaume.
Venez tous communier avec nos frères des forces nouvelles qui viennent en grand nombre à Gagnoa.
Tous donc à Gagnoa, nouvelle capitale de la paix à partir du vendredi 19 octobre 2007.
Cadres de Gagnoa, autorités politiques et religieuses, jeunes et vieux du fromager, mobilisons-nous pour réserver un accueil chaleureux et fraternel à nos frères des forces nouvelles.
La guerre est finie. Donnons-nous la main pour reconstruire notre beau pays.
A lundi prochain
Charles Blé Goudé
Président du COJEP
Par Charles Blé Goudé
Après le bûcher de la paix allumé à Bouaké le 30 juillet 2007, les jeunes de cote d’ivoire considèrent que la paix en cote d’ivoire doit être préservée en maintenant absolument allumée la flamme de la paix dans tous les cœurs et dans toutes les régions du pays.
C’est pourquoi, après Bouaké, l’ex fief de la rébellion, Gagnoa devient à son tour la capitale de la paix. Ville symbole le samedi 20 octobre car, c’est le département d’où est originaire le président de la république de cote d’ivoire.
Notre pays a montré au monde entier le règlement des conflits et surtout la gestion des crises. C’est un exemple à suivre.
Cette importante cérémonie de commération est placée sous la présidence du Ministre de la Réconciliation Nationale et des Relations avec les Institutions et le parrainage de Ottro Zirignon Laurent, PCA de la SIR.
L’invité spécial cette année est le premier ministre de cote d’ivoire, son excellence Soro Kigbafori Guillaume.
Venez tous communier avec nos frères des forces nouvelles qui viennent en grand nombre à Gagnoa.
Tous donc à Gagnoa, nouvelle capitale de la paix à partir du vendredi 19 octobre 2007.
Cadres de Gagnoa, autorités politiques et religieuses, jeunes et vieux du fromager, mobilisons-nous pour réserver un accueil chaleureux et fraternel à nos frères des forces nouvelles.
La guerre est finie. Donnons-nous la main pour reconstruire notre beau pays.
A lundi prochain
Charles Blé Goudé
Président du COJEP
mardi, 9 octobre 2007
Envoyez un SMS au 98121 pour être membre de la grande famille de la paix.
Envoyez un SMS au 98121 pour être membre de la grande famille de la paix.
Par Charles Blé Goudé
En lançant la plateforme interactive d’échanges et de la paix le mardi 02 octobre 2007 à la salle des fêtes de l’Hôtel Ivoire, en présence du chef du gouvernement, Soro Kigbafori guillaume et de plusieurs autorités civiles et militaires de ce pays, notre intention est de préserver la paix à tous les prix. Cette guerre inutile a bousillé les sous bassements de notre économie. En un mot, elle a retardé notre pays d’au moins cinq ans. Or la cote d’ivoire était pourtant bien partie.
Aujourd’hui, la paix est là. Il faut donc la maintenir, la conserver pour ne pas qu’elle glisse entre nos mains comme un canari.
Le 98121 vient à point nommé car à partir de ce numéro, les ivoiriens peuvent échanger dans le cadre de la consolidation de l’élan de paix. Il faut souligner, le 98121 vient combler le manque de communication entre les ivoiriens durant toute cette crise. C’est donc un outil à travers un système technologique qui permet aux ivoiriens d’être proches les uns les autres.
C’est ma manière à moi après la caravane de la paix qui a sillonné le pays pendant 03 mois et la flamme de la paix à Bouaké où nous sommes investis corps et âme de participer à la réunification du pays.
Faites comme le 1er ministre Soro Guillaume et le ministre de la réconciliation nationale Dano Djedje, composez le 98121 et devenez membre de la grande famille de la paix.
A lundi prochain
Charles Blé Goudé
Président du COJEP
Par Charles Blé Goudé
En lançant la plateforme interactive d’échanges et de la paix le mardi 02 octobre 2007 à la salle des fêtes de l’Hôtel Ivoire, en présence du chef du gouvernement, Soro Kigbafori guillaume et de plusieurs autorités civiles et militaires de ce pays, notre intention est de préserver la paix à tous les prix. Cette guerre inutile a bousillé les sous bassements de notre économie. En un mot, elle a retardé notre pays d’au moins cinq ans. Or la cote d’ivoire était pourtant bien partie.
Aujourd’hui, la paix est là. Il faut donc la maintenir, la conserver pour ne pas qu’elle glisse entre nos mains comme un canari.
Le 98121 vient à point nommé car à partir de ce numéro, les ivoiriens peuvent échanger dans le cadre de la consolidation de l’élan de paix. Il faut souligner, le 98121 vient combler le manque de communication entre les ivoiriens durant toute cette crise. C’est donc un outil à travers un système technologique qui permet aux ivoiriens d’être proches les uns les autres.
C’est ma manière à moi après la caravane de la paix qui a sillonné le pays pendant 03 mois et la flamme de la paix à Bouaké où nous sommes investis corps et âme de participer à la réunification du pays.
Faites comme le 1er ministre Soro Guillaume et le ministre de la réconciliation nationale Dano Djedje, composez le 98121 et devenez membre de la grande famille de la paix.
A lundi prochain
Charles Blé Goudé
Président du COJEP
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