vendredi, 10 novembre 2006

CONVOCATION

ASSEMBLEE EXTRAORDINAIRE DU BUREAU EXCECUTIF

Camarade, Coordinateur, et membre du Bureau fédéral de la Représentation suisse, tu es convié à la réunion du bureau qui aura lieu le dimanche 19 novembre 2006 à partir de 15 heures à Zürich au domicile du secrétaire chargé des finances et de la trésorerie.
L’ordre du jour est :

• Définition des stratégies futures après une analyse profonde des derniers évènements.

• Organisation des journées de la Jeunesse Ivoirienne des 08, 09, 10 décembre prochains à Zürich et à Berne.

• Divers

Compte tenu de l'importance de l'ordre du jour et de la situation du pays, ta présence est vivement souhaitée et même nécessaire.

Pour toute information complémentaire envoie un courriel à cette adresse : gnahua29@hotmail.com

Pour la patrie, agissons maintenant.

Par Jean Claude Gnahoua
Représentant Cojep suisse

mercredi, 8 novembre 2006

Le 25 octobre 2006 comme 28 septembre 1958...

L’histoire se répète, il y a plus d’un demi-siècle que l’Afrique digne jouait son destin face à la magouille de la France ingrate et colonialiste.
Malgré l’exploitation inhumaine de 62 ans dont elle a été victime, l ‘Afrique noire comme blanche se saignera pour sauver son bourreau des griffes de l’Allemagne nazie d’Adolph Hitler.
L’Afrique se videra alors presque de ces vaillants hommes pour une cause très lointaine. Les Africains épris d’un humanisme naturel inouï défendront valablement la cause de la France qu’une puissance sœur, l’Allemagne avait occupée très rapidement. Après donc cette période de bravoure, les africains demanderont leur liberté et leur autodétermination. Cette volonté troublera la métropole. Elle manipulera et engagera des collaborateurs locaux qui l’aideront à voler la volonté des Africains qui sont pourtant dignes se prendre en charge, et même d’élaborer un partenariat. De gaule élaborera une loi pour torpiller la victoire des Africains. Il réussira à diviser les Africains... Et cet envol, cet éveil de la vraie indépendance du continent fut sacrifié sur l’autel des désirs nombrilistes et égoïstes de certains leaders comme Houphouët Boigny, Léopold Sédar Senghor, Amadou Diory, Ouezzin Coulibaly, MobutuSeul un leader a conduit son peuple à un statut de fierté. Malgré ce que les experts de développement peuvent penser de la Guinée, Ahmed Al Mamy Sékou Touré, qui a dit clairement NON à cette balkanisation de l’Afrique, avait sans doute compris les méfaits d’une telle acceptation. L’homme a prévenu qu’un oui à cette loi néocolonialiste conduirait l’Afrique à la misère. Une misère qui humilie, déchire, et tue l’Afrique sept décennies plus tard .......,
Comme l’humanité a commencé en Afrique, elle a encore une autre chance de s’affranchir et de se faire respecter par les autres nations quelque soit leur puissance. Et cette chance ou cette occasion se révèle encore en Afrique, dans un pays voisin de la Guinée de Sékou Touré: la Côte d’Ivoire avec le Président Laurent Gbagbo, qui à son arrivée au pouvoir en 2000 a demandé à la France de revoir la coopération entre la Côte d’Ivoire et la France . Cela a suffit pour que les pouvoirs français déchainent tous les chiens de guerre contre la côte d’ivoire: Ces chiens de guerre ne réussiront pas à prendre le pouvoir, mais ils bénéficieront du soutien de la France de Chirac, un autre Gaulois, un colonialiste pur sang. Cette phase ne leur réussira pas, cependant elle tente de croire à ses méthodes mafieuses, car la France ignore que les temps ont changé et que la majorité des africains sait et a enfin compris le petit jeu de la France qui consiste à diviser le peuple pour mieux exploiter les ressources naturelles. Cette fois cela ne passera pas, car tous les Ivoiriens Ivoiriennes et les Africains sont déterminés faire barrage à l’imposture qui freine le développement du continent. Il ne faut pas ignorer que tout développement est la résultante d’une autodétermination et nous ne devons pas nous laisser distraire par les propos par certains africains vendus, des collabos tels un Koffi Annan, ou un Henri Konan bédié, car cette race d’hommes a toujours existé dans tout combat de libération d’une nation. C’est pourquoi, Nous devons rester mobilisés et continuer le combat car c’est une question d’existence et essentielle pour l’Afrique face à cette mondialisation .......qui ne prend pas en compte que les assistés......
Que Bouddha bénisse la côte d’ivoire.
Jean-Claude GnahouaReprésentant du Cojep suisse.gnahua29@hotmail.com

lundi, 6 novembre 2006

Charles Blé Goudé (Leader de l`Alliance des jeunes patriotes) :
"Ceux qui crient ne descendent pas dans la rue"
Dans cette interview, le président de l`Alliance des jeunes patriotes sur l`actualité brûlante du pays. De l`accord des jeunes leaders, à la Résolution 1721, il dit tout. Entretien.

L`opposition avait annoncé l`apocalypse pour le 31 octobre, mais vous, vous aviez dit qu`il n`y aurait rien. D`où teniez-vous cette assurance ?

Quand on veut diriger un peuple et quand on est resté longtemps avec ce peuple, il faut apprendre à le connaître. Quel est l`état d`âme des Ivoiriens, de 2002 jusqu`à maintenant ? De 2002 à 2004, les Ivoiriens avaient besoin d`un langage qui pouvait chasser en eux, la peur. Il fallait donc faire de grands meetings avec un langage dur, pour ainsi, effrayer l`adversaire. Aujourd`hui, les Ivoiriens ont besoin d`un langage rassurant, pouvant leur permettre de mener une autre vie. Ceux ne qui peuvent pas comprendre ça, c`est qu`ils ne peuvent pas faire de la politique. Ils doivent abandonner ce métier noble. C`est fort de cela que nous avions dit qu`il n`y aurait rien le 31 octobre passé. Parce que ceux qui crient et qui appellent à l`apocalypse, ne viennent pas dans la rue. C`est le peuple qui agit, qui a besoin d`être rassuré. Ils n`ont pas encore compris qu`en chaque Ivoirien, se trouve cette volonté de vivre dans un pays souverain. Et le fait même de parler sous couvert de la France, énerve les Ivoiriens. On ne sait pas sur qui ils comptent pour renverser un régime et appeler à l`apocalypse. Je ne crois pas que les Ivoiriens puissent accepter de détruire leur pays. Regardez bien tous ceux qui parlent : Djédjé Mady, Guikahuié et les autres, ils ont fini de vivre leur vie. Ils ont tout eu de ce pays et ils veulent nous laisser un pays apocalyptique. Pourquoi ? A leur âge, ils parlent encore d`avenir politique ? A 60 ou 70 ans, on ne parle que de souvenir, on ne parle plus d`avenir. Nous qui parlons d`avenir, nous ne pouvons pas permettre cela. C`est pourquoi nous avions dit qu`il n`y aurait rien. Et nous sommes heureux qu`au moment où nous parlons, nous sommes au 31 octobre 2006. Et nous souhaitons qu`il n`y ait rien.

A l`initiative d`Alpha Blondy, les jeunes devaient se retrouver, mais ceux du G7 ne sont pas venus. Cela ne donne-t-il pas raison à ceux qui pensent que Blé Goudé s`est laissé piéger par la jeunesse du RHDP ?
Revenons à l`accord de paix signé le 26 juillet 2006. Que ce soit un accord, un discours ou une décision politique signé ou prononcé par un leader, il faut se poser la question suivante : quel effet cela entraîne ? Un effet d`adhésion ou pas, selon la réaction du peuple sur le terrain. Je pense qu`il y a eu un effet d`adhésion. En ce sens que l`appel au calme que nous avions lancé ensemble, a été suivi. Et cela a profité à tous les Ivoiriens et à la Côte d`Ivoire ainsi qu`à tous ses amis qui y vivent. Si nous sommes d`accord là-dessus, moi je ne parle pas de trahison. Parce qu`au lendemain de cet accord, jusqu`au moment où je vous parle, la Côte d`Ivoire a connu le calme. Et une fois cela passé, les uns et les autres sont libres de toujours se reconnaître ou non dans cet accord. L`opinion est là et elle va juger.En ce qui nous concerne au niveau de l`Alliance, nous sommes heureux. Hier, nous nous sommes retrouvés au grand complet avec les autres camarades de l`UPLTCI de Djué Eugène, Konaté Navigué (JFPI), Watchard (CNLB), tous les jeunes leaders et l`Alliance avaient répondu présents, même la jeunesse du PIT était là. Mais nous, nous prônons la paix et l`apaisement. Nos camarades de la RJR de Karamoko Yayoro et de la JPDCI de KKB n`étaient pas venus. Ont-ils eu un empêchement ? Je ne sais pas. Pourquoi ils ne sont pas venus ? Je ne sais pas non plus. C`est à eux de l`expliquer. Mais en tout cas, moi je n`appelle pas ça une trahison.

Etiez-vous choqué de leur absence ?

Non, pas du tout. Parce que ce sont des jeunes qui sont des présidents de structures spécialisées de leurs différents partis politiques. Et donc il leur faut l`accord de leurs leaders. Les ont-ils empêché de répondre à l`appel d`Alpha Blondy ? Ce que je sais, c`est qu`Alpha Blondy a appelé Henriette Diabaté en notre présence. Elle a dit avoir donné l`accord à Yayaro de venir. Il m`a dit après qu`il a appelé le Premier ministre Alassane Ouattara, qui lui, dit aussi avoir donné son accord à Yayoro pour nous rejoindre. Pourquoi ne sont-ils pas venus ? Je ne saurai répondre. En ce qui nous concerne, nous jouerons notre rôle jusqu`au bout.

Quel est ce rôle que vous jouez ?

Notre rôle, c`est de faire en sorte que la jeunesse ne joue pas au jeu de ceux qui appellent à l`apocalypse.
Blé Goudé signe un accord de paix avec la jeunesse du RHDP, on se dit que toute la jeune est mobilisée pour la cause. Mais à quelques jours du 31 octobre 2006, ces mêmes présidents de jeunes tiennent des langages faisant entorse à la paix…Oui mais cela n`engage pas Blé Goudé. Dans un accord, chacun doit prouver sa bonne foi et respecter ce qu`il a signé. En ce qui nous concerne au sein de l`Alliance, nous continuons de respecter notre signature. Parce qu`elle nous engage. On ne joue pas avec les Ivoiriens. Donc je ne peux pas juger et jauger de la bonne foi de celui qui est en face de moi. C`est sur les actes qu`on juge les gens. J`ai lu comme vous, ces appels dans les journaux. Evitons de faire comme nos aînés…

C’est-à-dire ?

C’est à dire, nous nous retrouvons pour partager un plat en riant, pendant qu`on incite nos partisans à la haine et l`affrontement. Ce n`est pas sérieux. Toute société change par génération. Et c`est ce que notre génération doit faire en évitant de tomber dans le jeu de l`hypocrisie. Parce que c`est ce jeu qui a envoyé la guerre.
Aviez-vous continué à vous voir et travailler pour la paix, depuis l`accord du 26 juillet 2006 ?Bien-sûr qu`on a continué de travailler ensemble. Chacun dans son camp a essuyé des critiques. Et sachez que le leader n`est pas celui qu`on applaudi toujours. Le leader a un rôle de pédagogue. Il explique sa position quand il la trouve juste. Le leader ne se laisse pas entraîner par la masse. Le leader entraîne la masse. Et quand la masse ne comprend pas la position du leader, par peur de se laisser envahir par la masse, ne revient pas comme ça, sur sa position. Il s`explique et se fait comprendre par la masse, pour que sa position passe. Parce que nous avons le droit et le devoir de sauver ceux qui nous suivent. En tout cas, nous nous sommes souvent appelé, mais les gens sont sous la coupole de leurs leaders. Ils sont certainement emprisonnés et embrigadés, mais je suis convaincu qu`ils ne veulent pas de l`affrontement. Seulement, rien ne dépend d`eux.
Ils ne veulent pas de l`affrontement, mais le RHDP auquel ils appartiennent s`y apprête.

Que fait donc l`Alliance ?

L`Alliance appelle à la paix et explique aux uns et aux autres que l`intérêt de la Côte d`Ivoire ne se trouve ni dans la chienlit, ni dans la destruction…
Est-ce un message de défaitiste ou de stratège ?Ce n`est ni un discours de défaitiste, ni un discours de stratège. C`est un discours courageux de jeunes gens qui pensent qu`il faut éviter l`apocalypse à la Côte d`Ivoire.

Quel commentaire faites-vous de la résolution proposée par la France ?

Dans le principe, la France n`a pas le droit d`outrepasser les propositions de la CEDEAO et de l`Union africaine…
Pourquoi ?Mais parce que l`ONU elle-même a toujours dit qu`elle appuie les efforts des Africains. Et les Africains ont produit un texte qui forcément, n`est pas bon pour nous. Vous comprenez ? Une table de négociation est toujours une table de donner et de recevoir. Il y a souvent des décisions difficiles, mais on se dit que si ça peut arranger le pays, ok.
Chaque fois que la France propose une résolution à l`ONU, elle passe comme une lettre à la poste. Mais pour sa dernière proposition, il y a eu problème…Cela veut dire que le temps travaille pour la Côte d`Ivoire. Chirac a voulu user de l`usure. Il s`est dit que plus la crise dure, plus les patriotes se découragent, plus la lutte s`émousse, alors il va avoir GBAGBO dans le temps. C`est l`effet contraire. Je profite pour remercier les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la Tanzanie et tous les autres Etats qui ont compris le sens de notre combat. Plus le temps passe, plus les uns et les autres cherchent à comprendre ce qui constitue le nœud gordien qui oppose réellement, la France à la Côte d`Ivoire. Les gens cherchent à comprendre la crise ivoirienne. Et au fil du temps, tant en Afrique qu`ailleurs dans le monde, l`on a constaté que la résolution française a coincé. Cela veut dire que les gens ont commencé à s`interroger. La France est juge et partie. Elle est même une partie belligérante dans cette crise. Et quand les gens s`interrogent, je souhaite que la France elle-même s`interroge aussi.

On a aussi parlé des pouvoirs exécutifs pour le Premier ministre Banny, qui lui, disait dans un organe français, qu`il n`en a pas besoin, il n`est pas demandeur. Quel commentaire ?

Le Premier ministre dit qu`il n`en a pas besoin, mais Chirac en a besoin. Il faut bien le comprendre dans cette histoire. Chirac est à la recherche pas de la résolution de la crise ivoirienne, mais d`un cheval rentrant et gagnant qui peut s`opposer au Président GBAGBO et qui peut même l`écarter et installer un Président qui ne peut faire le bonheur de l`Ivoirien, mais qui peut être à ses bottes. Donc c`est vrai que Banny n`en a peut-être pas besoin, mais Chirac, lui, en a besoin.
Comme on le dit dans un jargon, chien ne mange pas chien. Alors logiquement la résolution française devait passer, puisque c`est un jeu d`intérêt entre les grandes puissances…Vous dites que chien ne mange pas chien. Mais il arrive que les chiens se battent sur un morceau de viande. La question qu`on se pose aujourd’hui, est-ce que les puissances dites grandes ont aujourd’hui les mêmes intérêts dans la crise ivoirienne. Avant la Résolution 1721, le Président Chirac a fait une grande tournée en Chine, pour signer de grands contrats. Les Ivoiriens ont retenu leur souffle. Beaucoup se sont dits qu`en retour de ces contrats, elle aura la voix de la Chine. Ça n`a pas " été " le cas. Cela veut dire que les gens savent faire la part des choses. Les choses évoluent, les mentalités évoluent, les intérêts aussi. Il faut que tous ceux qui sont engagés dans la résolution de la crise ivoirienne, sachent que beaucoup de choses ont changé. Il faut aussi changer sa manière de voir.
Mais elle a pensé que sa résolution est la meilleure… Mais, moi je ne sais pas par quel gymnastique, on veut nous faire croire, nous qui avons été à l`école, qu`une résolution de l`ONU est au-dessus d`une loi fondamentale. Même les traités qu`on ratifie et qui peuvent être au-dessus, mais un traité n`est opposable et s`oppose à un pays que lorsque les autorités de ce pays l`ont ratifié. Mais une résolution ne peut pas avoir la même valeur que le traité. Je ne suis pas juriste, mais je pense que c`est une notion élémentaire quand on veut faire la politique. Donc je suis quand même déçu de voir des gens spéculer sur des notions élémentaires autour desquelles, ils semblent exprès faire la confusion. Donc le Président Chirac en le disant, il fausse le jeu. Dans la charte de l`ONU, les pays sont souverains. Et les résolutions sont souvent prises en conformité avec la loi fondamentale, pour ne pas choquer, pour ne pas piétiner la souveraineté du pays. Pour ça seulement, je pense que la France fait fausse route. Voilà pourquoi je dis que c`est la France qui veut créer la chienlit en Côte d`Ivoire.

Avez-vous les preuves de ce que vous avancez …

Mais bien sûr ! Le seul fait même d`outrepasser la décision de l`Union africaine (UA) et aller écrire une autre résolution qu`on dépose à l`ONU, au nom de la Côte d`Ivoire. Pour cela seulement, la France veut la chienlit. Mais je vais vous expliquer pourquoi. Le problème ivoirien est devenu un problème d`ego pour le Président Chirac. C`est devenu un problème d`orgueil pour lui. C`est devenu un problème de personne, pour lui. Un Président qui disait et les autres obéissaient toujours. Un Président qui a toujours eu à ses pieds tous les autres Présidents africains. Voici ce Président qui depuis 4 ans, est en train de mettre la destruction d`un chef d`Etat, qui se trouve être Ivoirien, mais qu`il ne réussit pas, malgré tous les appuis internationaux dont il dispose et malgré tout ce qu`il a déployé comme réseaux et moyens financiers, il ne réussit pas. Et il se trouve que nous sommes à quelques mois du départ du Président français. Dans son camp, les héritiers et les successeurs ont commencé à donner de la voix. Et les élections en France approchent. Chirac va-t-il partir en laissant le Président GBAGBO au pouvoir? N`est-il pas en train de corroborer avec l`adage qui dit " pris qui croyait prendre ? " Chirac a donc un problème. Il lui faut donc par tous les moyens, régler le problème GBAGBO, avant de partir.

En quoi pensez-vous que le départ de Chirac, du pouvoir, va résoudre le problème ivoirien ?

Ce n`est pas forcément que cela va résoudre la crise ivoirienne. Mais c`est une défaite psychologique et historique pour Chirac que de laisser GBAGBO au pouvoir alors que lui, quitte le pouvoir. Parce que les gens retiendront que le Président GBAGBO a résisté face au Président Chirac, qui ne reviendra plus au pouvoir. Et cela sera écrit dans les annales de l`histoire, que de 2002 à 2006, un Président français qu`on appelle Chirac a tenté de destituer un autre Président africain qu`on appelle GBAGBO. Et malgré tous les moyens dont il disposait, il a échoué. Et pendant que le monsieur est maintenu au pouvoir, Chirac est parti. Il n`a pas envie que cela fasse tache d`huile dans la sous-région.

Avant le vote de la 1721, on a assisté à une montée de tension dans le camp du Rhdp. Quelles ont été les consignes que vous aviez données à vos camarades patriotes ?

Quand on mène un combat, on cherche à préserver les acquis. Lorsque vous voyez un entraîneur demander à ses joueurs d`attaquer et de marquer, cela veut dire que son équipe est en difficulté. Donc ce n`était pas à nous d`attaquer. Et nous n`avions pas à attaquer. Nous, nous menons ce combat pour que la Côte d`Ivoire retrouve la paix et qu`il y ait des élections libres et transparentes, pour que les Ivoiriens choisissent celui à qui ils veulent confier la destinée de leur pays. A côté de cela, je souhaite que les jeunes patriotes ne cèdent pas à la provocation. L`adversaire en difficulté, peut provoquer pour énerver et profiter de ce cafouillage. Jacques Chirac a donné des consignes fermes, selon nos informations, pour qu`il y ait une chienlit en Côte d`Ivoire, afin de profiter et installer un nouveau président. Soyons plus que jamais vigilants, ne dormons pas, mais ne cédons pas à la provocation.

A peine la Résolution 1721 votée que le chef de l`Etat s`est prononcé. Quel commentaire faites-vous de son message ?

Ecoutez, je n`ai pas pour habitude de commenter les propos du Président de la République. Il sait ce qu`il a à faire. Nous savons ce que nous avons à faire. Que croyez-vous que je vous dise ?
Son discours vous sied ?

Forcément ! Voici quelqu’un qui se bat contre un réseau de déstabilisateurs, tant en Afrique qu`en Europe, pour que la loi fondamentale qui régit son pays, comme c`est le cas dans tout pays, ne soit pas violée. Il gagne ce combat, alors que les ennemis lui prédisaient le pire. C`est donc tout à fait normal qu`il monte au créneau pour clarifier, recadrer le débat politique et mettre chacun à sa place. Sachez qu`en Côte d`Ivoire, il y a un seul Président de la République qui nomme par décret : c`est Laurent GBAGBO. Et il en sera ainsi, jusqu`à ce que les Ivoiriens se choisissent un autre pour le remplacer, démocratiquement. Le reste c`est du folklore et le chef de l`Etat sait ce qu`il faut prendre comme décision, par ordonnance, pour le Premier ministre, qui a obligation de désarmer les rebelles. Je suis d`accord avec le discours d`apaisement et de courage de ce briseur de mythe qu`est le Président Laurent GBAGBO.

Yacouba Gbané et Frimo Koukou

Message du Représentant suite à la résolution 1721

salut camarade Patriote ,

Après la résolution 1721 , la lutte , notre combat doit continuer , car rien n'a été fait par la communauté internationale qui fait une mauvaise lecture de la crise ivoirienne. Elle cherche les solutions sous la base de la politique française en Afrique.
Camarade cela doit nous consolider dans notre conviction de doubler d'ardeur dans notre engagement.
Pour dire que personne ne fera la paix en côte d'ivoire à la place des ivoiriens et les ivoiriennes. C'est pourquoi nous devons agir maintenant pour la patrie , chacun à sa place, à sa manière dans le sens de la justice , de la paix et d'un developpement durable de notre pays.

Je vous apprends que du 08 au 10 décembre 2006, notre représentation organise les journées de la jeunesse africaine pour commémorer la date anniversaire des massacres des jeunes patriotes devant l'hotel ivoire en novembre 2004 . Chacun doit prendre des mesures dans sa coordination pour la réussite de ces journées.
merci et que la lutte continue pour une Côte d'Ivoire libre et prospère
que Boudda nous consolide dans notre engagement.

Jean Claude Gnahoua Rep. Cojep suisse,

NOVEMBRE 2004 ON S' EN SOUVIENT

DEUXIEME ANNIVERSAIRE DES TUERIES DE LA FORCE LICORNE DEVANT L’HOTEL IVOIRE



Révolté par le revirement de l’Etat français sur l’abolition, le colonel d’infanterie Louis Delgrès, intellectuel de trente-six ans d’origine martiniquaise, poète et violoniste à ses heures, pétri de la philosophie des Lumières, libère les soldats et la garde nationale blanche dont il a la charge sur ces mots : « Mes chers amis, on en veut à notre liberté. Sachons la défendre en gens de cœur et préférons la mort à l’esclavage. Vivre livre ou mourir ! »
Le 10 mai 1802, une proclamation de Delgrès intitulée : « A l’univers entier, le dernier cri de l’innocence et du désespoir », est placardée sur les arbres et les murs de plusieurs bourgs de la Basse Terre. « Une classe d’infortunés qu’on vent anéantir, se voit obligée d’élever sa voix vers la postérité pour lui faire connaître lorsqu’elle aura disparu, son innocence et ses malheurs. Nos anciens tyrans permettaient à un maître d’affranchir son esclave, et tout annonce que, dans le siècle de la philosophie, il existe des hommes qui ne veulent voir d’hommes noirs où tirant leur origine de cette couleur, que dans les fers d’esclavage. (…) La résistance à l’oppression est un droit naturel. La divinité même ne peut être offensée que nous défendions notre cause : elle est celle de la justice et de l’humanité. »
A la mémoire de tous nos morts depuis l’attaque terroriste dont notre chère patrie est la proie.
A tous nos jeunes, nos vieux qui ont donné leur torse aux balle meurtrières de la force licorne pour défendre la république.
A tous ceux de la diaspora qui combattent jour après jour pour que la vérité se fasse, pour que les nôtres ne soient pas morts pour rien.
A tous les amis de la Côte d’Ivoire qui nous défendent, qui nous aiment et qui nous soutiennent.
La lutte continue pour la libération totale de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.

Germaine Nagni

vendredi, 3 novembre 2006

lettre du PR à Koffi Annan

LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO A ADRESSE UN COURIER A M. KOFI ANNAN, SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU, DANS LEQUel IL FAIT SES REMARQUES ET EXPRIME SON INDIGNATION FACE A CERTAINES DISPOSITIONS DU PROJET DE RESOLUTION FRANÇAIS TENDANT A DENIER LA SOUVERAINETE
Monsieur le Secrétaire Général,
Comme suite à votre lettre du 27 octobre 2006, j'ai l'honneur de porter à votre connaissance ce qui suit :
J'aimerais vous rappeler que j'ai personnellement pris part à la réunion de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest au cours de laquelle des décisions consensuelles ont été prises après 6 (six) heures de débats par des personnalités qui président aux destinées de leurs pays et veulent autant que l'Organisation des Nations Unies, la paix et la stabilité en Côte d'Ivoire. Les recommandations de la CEDEAO ne sont pas ambiguës et ont été entérinées par l'Union Africaine.
Les deux instances africaines ont délibéré et sont parvenues au consensus après seulement quelques heures de débat.
Les consultations qui ont cours en ce moment au Conseil de Sécurité de l'ONU depuis quelques jours sont difficiles parce que le projet français de résolution qui prétend clarifier les ambiguïtés, ignore le consensus d'Abuja et remet sur la table des discussions les propositions inacceptables, rejetées par les Chefs d'Etat de la CEDEAO et de l'Union Africaine. A titre d'exemple, j'aimerais vous rappeler certaines propositions déjà examinées à Abuja et Addis-Abeba et rejetées par les Chefs d'Etat :
- la possibilité pour le Premier Ministre de nommer aux emplois civils et militaires ;- la suspension directe ou détournée de la Constitution sous une forme ou une autre ;- la dissolution de l'Assemblée Nationale ;- la signature par le Premier Ministre de décrets ou d'ordonnances.
Je vous rappelle à ce propos que le communiqué de l'Union Africaine indique bien que les décrets et les ordonnances sont pris en Conseil des Ministres. Le Conseil des Ministres est présidé par le Président de la République, qui signe ces textes conformément à la Constitution de Côte d'Ivoire et au régime politique Ivoirien qui est de type présidentiel.
Je voudrais pour terminer repréciser à votre haute attention Monsieur le Secrétaire Général, que je suis Président de la République de Côte d'Ivoire parce que j'ai été élu en octobre 2000. Je demeure Président de la République depuis octobre 2005 jusqu'à ce que des élections présidentielles aient lieu conformément aux art.38 et 39 de la Constitution de Côte d'Ivoire votée en juillet 2000 à 86 % des voix à l'appel de tous les partis politiques pendant que j'étais encore dans l'opposition.
Le fait que le Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine et les Nations Unies entérinent des dispositions constitutionnelles de Côte d'Ivoire ne signifie nullement que c'est la Communauté Internationale qui proroge mon mandat.
C'est bien la première fois qu'une puissance étrangère, ex puissance coloniale s'ingère par l'intermédiaire de l’ONU de façon aussi grave dans les affaires intérieures d'un Etat Africain, bafouant sa souveraineté et déniant à toute l'Afrique la capacité de décider pour elle-même. Cette attitude inacceptable et sans précédent n'est possible que parce que l'Afrique constitue le maillon le plus faible de la Communauté internationale.
Néanmoins, il ne nous appartient pas en tant qu'Africain d'ouvrir la voie à ces pratiques contraires à la Charte de l'ONU qui risquent à terme de mettre en péril les indépendances acquises de haute lutte.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l'assurance de ma très haute considération.
Laurent GBAGBO.

mardi, 31 octobre 2006

31 octobre 2006


Quel sort pour la Côte d'Ivoire ?

samedi, 21 octobre 2006

Souvenir! Souvenir!

Grande manifestation , devant le siège de l'Onu à Genève, des Ivoiriens dénonçant les accords de Marcoussis, et réclamant le retrait de la Force Licorne en Avril 2004.



Cher Patriote, permet moi de te rappeller le bien fondé de la manifestation et tiens toi prêt pour la prochaine!!!! car L'heure est grave!


Une manifestation est un acte politique collectif, qui se traduit notamment par un défilé de protestation, qui peut avoir différents buts :

  • amélioration des conditions de vie, souvent à l'appel des syndicats,
  • protestation contre une loi, un décret,
  • lutte contre le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie manifestation pour la paix et/ou contre la guerre.

Souviens toi que toutes les grandes démocraties se sont construites à coup de manifestations !!!!!!

Pour la Patrie, préparons nous à manifester...

Restons vigilants et prêts pour le combat pour la Démocratie, la Vraie.

Les décisions de l'UA: Quels enjeux ? 3ème partie



Neoleadership: Monsieur le Représentant du Cojep après le communiqué final du conseil de sécurité et de paix de l’Union Africaine?

Jean Claude Gnahoua: C’est un peu trop tôt pour se prononcer , cependant nous pensons que les pays ou chefs d’Etats africains viennent de montrer encore leur échec flagrant dans la résolution de la crise en Côte d’Ivoire. Pour moi le problème à résoudre est loin d’être un renforcement de pouvoir d’un premier ministre qui, je rappelle est « issu des accords de Marcoussis », Le problème clé et urgentissime est le désarmement de ceux qui ont pris illégalement les armes. Celui-ci pourrait permettre le redéploiement sur tout le territoire de l’Administration, la reprise en bonne et due forme des audiences forraines , et une préparation sereine d'élections transparentes et libres.
Nous faisons ainsi l’amer constat de l’emprise des intérêts français dans la politique africaine. Il a été difficile pour des « sous préfets franc-africains de condamner un coup orchestré par leur maître. Ceci nous consolide notre conviction de doubler d’ardeur pour la vraie liberté de l’Afrique.

NL: Que pensez vous des pouvoirs renforcés du premier ministre pour mener à bien sa mission?

JCG: Je refuse de me prononcer sur les pouvoirs renforcés de Banny. Ce n’est pas parce que des gens ont des armes que la Loi d’un pays doit être bafouée pour leur faire plaisir. Je le dis parce que la Côte d’Ivoire a un régime présidentiel et cela a été voulu par tous les acteurs politiques . A ce titre, Banny n’aura que les pouvoirs que lui confère la Constitution Ivoirienne, qui a fait et fera toujours barrage au « gangstérisme politique » voulu comme le dit si bien des artistes ivoiriens "les pirates du navire Ivoire". Et, comme il s’agit d’un coup d’état, cette proposition de sortie de crise n’augure aucune bonne avancée de la démocratie!

NL: Quelle solution préconisez vous?

JCG :La solution est très simple, il y a eu un coup de force contre les institutions légales et démocratiques. En dépit de cette légitimité, le pouvoir du Président Gbagbo a accepté de discuter avec ces bandes armées pour une paix durable. A ce jour 23 reformes ont été consenties aux rebelles, qui jusque là refusent de déposer les armes. Pour nous il faut que ces gens qui ont pris en otage une partie du territoire et de la population, fassent un seul geste et tout ira bien: le dé-sar-me-ment., sans désarmement il n’aura pas de sérénité et de paix dans le pays et le processus connaitra certainement des blocages inutiles qui feront perdurer la souffrance des populations ivoiriennes. Je vous remercie

Interview recueillie le 18 octobre 2006 à Zurich (Suisse)

Décisions de l'UA : quels enjeux pour l'Afrique? 2ème partie

Quand une poignée de vendus* bafouent des millions d'africains.

Le 17 octobre 2006, ces malfameux moutons de Panurge francafricains ont encore frappés ! Obséquieux devant leurs parrains et fébriles de palper encore plus de cadeaux, ils n'ont même pas daignés entendre les besoins et droits des citoyens africains face aux ex-colons !
Y a t-il quelque chose qui ait changé depuis 1960 ? Les dinosaures sont toujours là au service du capital d'un seul pays dont, l'économie et l'armée arrogantes se prennent encore et toujours pour le propriétaire et flic de l'Afrique.

Quand on voit cela, comment voulez-vous que les Africains soient crédibles devant la comunauté internationnale, quand on constate que leurs propres dirigeants, girouettes tournant au vent de la banknote, à l'intégrité complaisante, ayant promptement la calomnie à la bouche ou à la plume, bradent ce qui appartient à leurs propre frères, alors que c'est eux, les chefs, qui doivent donner l'exemple.

Il est vrai qu'ils ont été à bonne école, en matière de corruption et veulerie, car c'est bien des colonisateurs du passé et du présent qu'ils ont appris la manière de s'y prendre. Il faut bien comprendre que ces agissement de dirigeants Africains ne font que de donner de l'eau au moulin des racistes, ils prétendront encore plus fort que l'Afrique n'est pas encore mûre pour se prendre en charge elle-même, que à l'époque des colonies l'Afrique était mieux gérée et plus prospère, et que l'Africain moyen s'intéresse plus à son ventre, etc.

Il est grand temps que les choses changent. Mais, si la France est tellement pressée de profiter des ressources de la Côte d'Ivoire, alors qu'elle propose au ivoiriens de devenir un DOM et donne la nationalité française à ceux-ci en même temps...

Un suisse ayant suivi de près la crise ivoirienne

Quels sont les enjeux des décisions de l'UA ?1ère partie



Cher internaute , trois jours après les décisions de L'UA, il convient d'analyser au plus profond ces propositions...Peut être au fond La patrie est plutôt gagnante non?!
Cette interview tirée de laurentgbagbo.net pourrait nous aider dans cette réflexion.



Antoine Glaser (directeur de publication de la Lettre du continent): "La France a perdu son influence en Côte d'Ivoire"
M. Antoine Glaser est le directeur de publication du périodique La Lettre du Continent qui paraît en France. Invité de la radio britannique BBC, M. Glaser estime que Laurent GBAGBO sort vainqueur du sommet d'Addis Abeba au moment où le monde entier épilogue sur les pouvoirs exécutifs qui auraient été remis dans les mains de son Premier ministre.

Antoine Glaser. : Ce qui est important pour Laurent GBAGBO, c'est effectivement d'être reconduit pour un an. Et, de toute façon, même si le Premier ministre Konan Banny a un peu plus de pouvoir sur l'armée, c'est la mise en application de tout ça qui est importante. Franchement, je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de nouveau.

B.B.C. : Justement quand l'Union africaine dit que le Premier ministre Konan Banny disposera de l'autorité nécessaire sur les forces armées, de qui va-t-il tenir cette autorité ?

A.G. : Il aura l'autorité s'il peut changer finalement la hiérarchie militaire. Mais on imagine mal qu'il puisse le faire. Même s'il le fait à travers apparemment des décrets qu'il peut prendre en conseil des ministres et faire avaliser par décret les nominations. On ne voit pas trop quels sont les rapports de force, comment ça peut évoluer entre le président Laurent GBAGBO et lui.

B.B.C. : Finalement, Laurent GBAGBO serait-il alors le véritable gagnant ?

A.G. : Il ne faut pas se leurrer. M. Laurent GBAGBO sort gagnant. Parce que, pour lui, ce qui est important, il est au pouvoir depuis plusieurs années, depuis 2000. Il est bien installé, il connaît parfaitement tous les rouages au niveau de l'armée et de la sécurité. En supposant même qu'il y a renforcement des pouvoirs du premier ministre, depuis le temps, le président GBAGBO s'est constitué un shadow cabinet extrêmement puissant ; il a plus de 60 conseillers à la Présidence. Dans les forces armées, il a évidemment énormément de partisans et la marge de manoeuvre de Charles Konan Banny reste extrêmement étroite. D'autant que ses principaux soutiens à l'extérieur, que ça soit Français ou au niveau de la communauté internationale, il y a une sorte de fatigue. Et on n'est pas du tout assuré dans les prochains mois que l'opération Licorne, même sous le mandat des Nations unies, restera en l'état.

B.B.C. : Les Forces Nouvelles avaient demandé la suspension de la Constitution. Elles n'ont pas été manifestement suivies ?A.G. : Les chefs d'Etat de la CEDEAO,un certain nombre d'entre eux, étaient prêts à ce que, finalement, sous pression, la communauté internationale dise qu'il faut mettre de côté la Constitution sur laquelle s'appuie le président Laurent GBAGBO et s'appuyer complètement sur un nouveau cadre de travail et une légitimité au Premier ministre sans que Laurent GBAGBO ne puisse s'appuyer sur la Constitution. Mais on a bien vu que les chefs d'Etat ont reculé devant cette décision. Ils ont pensé à eux-mêmes.Ils ont pensé qu'il y a une Constitution chez eux. Et on a vu des chefs d'Etat qui ont renoncé à cette décision pour se ranger à la ligne de Laurent GBAGBO en disant: «moi, je suis toujours élu et je ne remettrai le pouvoir qu'à un autre président qui sera élu et vous, même, n'accepteriez jamais que ça se passe ainsi pour vous». C'est là qu'il l'a emporté. C'est là qu'il y avait le noeud gordien de cette affaire.

B.B.C. : Vous pensez que la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui se tiendra la semaine prochaine apporte des précisions supplémentaires et contraignantes pour résoudre la crise ivoirienne ?

A.G. : A partir du moment où ils reconduisent Laurent GBAGBO pour un an et que la Constitution ivoirienne est toujours là, je ne vois pas comment ça peut vraiment changer entre la feuille de route qui a été désignée à la CEDEAO, qui est passée à l'Union africaine et maintenant l'Union africaine la passe aux Nations unies. Vous avez vu que M. Laurent Gbagbo a des soutiens non seulement parmi ses pairs, le président Thabo Mbeki, des pays comme l'Angola, l'Ouganda, le Rwanda. Et des pays comme la Chine, la Russie le soutiennent également. Donc je ne vois pas comment les Nations unies peuvent revoir complètement la feuille de route qui a été définie au niveau de l'union africaine.

B.B.C. : Qu'est-ce qui peut, selon vous, faire bouger les choses en Côte d'Ivoire ?

A.G. : Ce qui risque vraiment de faire bouger les choses, c'est au niveau des rapports de force, des rapports du pouvoir entre les Ivoiriens eux-mêmes. Tout le monde espère que ça ne se passera pas dans la violence. C'est évident, en Côte d'Ivoire, les choses ne passeront ni par la CEDEAO ni par l'Union africaine ni par les Nations unies.

B.B.C. : Est-ce qu'on peut dire que la France a perdu son influence en Côte d'Ivoire ?

A.G. : Oui, la France a perdu son influence en Côte d'Ivoire.
Propos recueillis sur BBC par Benjamin Koré

mercredi, 18 octobre 2006

La mascarade de l'UA " chiraquienne"

Pressés de «régler le cas GBAGBO», les chefs d'Etat africains les plus soumis au diktat de l'Elysée ne se rendent même pas compte qu'ils fragilisent leur propre assise. En effet, si le CPS devient une instance qui peut changer les règles fondamentales d'un Etat et organiser des conspirations putschistes, qu'est-ce qui prouve qu'un jour la jurisprudence qu'ils tentent d'établir en Côte d'ivoire ne s'appliquera pas à eux ? Ils ne se rendent pas compte qu'ils finissent de ridiculiser l'Union africaine, portée sur les fonts baptismaux avec emphase en juin 1999 à Syrte. Une des leçons à tirer du sommet d'Addis-Abeba est que les chefs d'Etat africains ont laissé libre champ aux serviteurs zélés de Paris. 15 chefs d'Etat africains étaient attendus. Seuls 6 sont venus. Parmi eux, 4 défenseurs acharnés de la Chiraquie. C'est dire que le poids de la Françafrîque était aussi fort, sinon plus fort à Addis qu'à Abuja. Ainsi, une dépêche AFP annonçait, en fin de matinée, que les recommandations de la CEDEAO seraient «sans doute avalisées, voire renforcées par le sommet du CPS», selon un haut responsable de l'UA. Comme dans un scénario bien ficelé, le président en exercice du CPS, Paul Biya, a déserté la réunion, afin de laisser libre champ à un Sassou qui venait tout juste de prendre ses ordres à Paris. Lequel Sassou s'est débrouillé pour créer un cafouillage et prendre en otage l'institution, Plusieurs drafts de communiqués finaux ont circulé, à tel point qu'il n'y avait plus que la conférence de presse donnée à la volée par le président congolais pour trancher. Ni la règle du consensus ni celle du vote aux deux tiers des membres votants, mentionnées par les statuts du CPS, n'ont été respectées. En choisissant de se mettre au service d'une force extra-africaine (la France) plutôt que d'agir pour la stabilisation d'un des pays les plus importants du continent, l'UA trahit sa mission. Et se suicide. La postérité ne la jugera pas sur son efficacité à servir de courroie de transmission aux caprices de Paris, mais sur sa capacité à trouver des solutions originales aux crises, respectant la souveraineté des peuples et allant dans le sens de la stabilisation durable du continent. L'histoire aurait pu retenir que le CPS , organe de l'UA, a sauvé la Côte d'Ivoire. Elle se souviendra malheureusement que l'Afrique a abandonné la Côte d'Ivoire aux griffes d'un ex-colonisateur assoiffé de sang nègre, et créé des conditions d'un chaos se nourrissant de l'absurdité d'une communauté internationale dont tout le travail semble être d'accompagner le processus de destruction des institutions de l'Etat, de contrarier les équations majoritaires et d'amplifier les contradictions existantes. L'Union africaine, qui avait montré des signes de dépression très grave au dernier sommet ordinaire de Banjul, s'est suicidée à Addis-Abeba. Il est désormais urgent que le président élu par les Ivoiriens prenne ses responsabilités pour éviter à son pays, dont on aura fait imploser l'armée, une crise de longue durée comme celle du Tchad et de Haïti, où ce type de médicament d'apprenti-sorcier a été expérimenté dans le passé.
Sylvie Kouamé
-- Le Courrier d'Abidjan

Résolution de L'UA

Dernière heure : Mardi 17 octobre 2006 [20 heures 17 minutes]
Addis-Abeba, Conseil de Paix et de Sécurité.
22h47 (heure d'Addis-Abeba):Le Communiqué final a été lu, suivi d’une conférence de presse de SEM. Sassou NGUESSO, président en exercice de l’Union africaine.
Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine a fait les recommandations suivantes :
- Fin de la médiation du Président sud-africain, SEM. Thabo MBEKI.
- Reconduction du mandat du Président Laurent GBAGBO pour un an.
- Renforcement des pouvoirs du Premier ministre. Il doit avoir les pouvoirs nécessaires pour accomplir sa mission.
21h37 : Les Présidents Thabo MBEKI et Sassou NGUESSO sont de retour dans la salle de conférence. Les travaux ont repris.
21h27: Attention à l'intox!!! Les médias occidentaux vont circuler un faux communiqué. Le comité de rédaction du communiqué final s'attèle toujours à sa finalisation.
20h35: Alpha Konaré et Pierre Schori échangent. On attend toujours le Communiqué final de la réunion.

sources: www.laurentgbagbo.net

dimanche, 15 octobre 2006

Alerte rouge

Attention attention,
La constitution Ivoirienne est en danger!!!!
Selon des informations de source sûre , un grand? meeting du Rhdp a eu lieu ce dimanche 15 octobre au Parc des sports réclamant la suspension de la Constitution de notre chère patrie! Une Constitution votée par le peuple et pour le peuple depuis 1960 !!, laquelle était en vigueur durant le mandat des dirigeants suivants: Feu Houphouet, Bédié, feu Guéhi, ... Il est donc étonnant que cette Consitution qui a convenue à toutes les formations politiques y compris le Rdr et le Pdci (actuel Rhdp), soit contestée de façon si abrupte par ces mêmes formations.
Plusieurs réflexions s'imposent à nous : d'òu vient ce subit changement de position ? A qui profite- il ? Ces personnes manipulatrices de la jeunesse ont elles conscience du rôle primordial de la Constitution d'un pays? Où est-ce encore un moyen d'installer le chaos total dans ce pays qui nous est si cher ?
A ces personnes qui se disent intellectuelles et soucieuses du "bien être des africains"(sic), nous disons qu'il serait sage de travailler à l'unité et dans l'intéret de l'Afrique au lieu de verser le sang d'innocents, dans le but de satisfaire leur eggo...
Petit rappel historique la Consitution Suisse(la plus vielle démocratie du monde) est vieille d' un siècle et 58 ans !!!!, ...

Alors prudence!!!!!!!!

Adieu l'artiste...


Tu étais inconnu de nombreux d'entre nous avant l'an 2000, et voila qu'en pleine crise tu égaye les Africains en général et les Ivoiriens en particulier, avec ce rythme et cette philosophie de vie "le coupé décalé".
Comme une étoile filante , tu as illuminé le ciel ivoirien pendant sa période sombre de guerre, ... laissant une multitude de fans tristes fixant ce même ciel redevenu sombre après ton passage..
Merci et Adieu Douk Saga que la terre te soit légère.

mercredi, 11 octobre 2006

Interview de JC Gnahoua Représentant Cojep CH


Après un long moment d’absence médiatique, la Cote d’Ivoire, par le scandale des déchets toxiques ayant causé la mort de sept personnes, plus de soixante milles consultations médicales, fait à nouveau la une des journaux. Quelle est la responsabilité du gouvernement dans cette affaire?

J’aimerais d’abord apporter quelques éclaircissements concernant l’actuel gouvernement ivoirien, pour éviter tout amalgame. Vous savez en côte d’ivoire, le gouvernement n’est pas celui nommé par le Président Laurent Gbagbo, il est un « montage » qui lui a été par les insensés accords de Marcoussis. C’est un gouvernement mixte loyaliste-rebelles, composés de ministres rebelles, corrompus et incompétents; (pour la petite histoire certains ministres rebelles n’ont pas franchi le cap de l’école primaire !) Je trouve ridicule que la communauté internationale et sa presse s’étonnent des résultats des actions d’un tel gouvernement. Certains membres du gouvernement, croyant disposer d’ « un pouvoir divin »; se sentent supérieur au Président et posent des actions contraire à sa politique de développement. Le décor ainsi planté, je reviens à votre préoccupation, Oui, le gouvernement du Premier ministre est responsable de ce scandale à travers la négligence des ministres du transport et de l’environnement. D’ailleurs le Président n’a pas hésité à accepter la démission du Premier ministre qui, lui aussi lui a été imposé. Une nouvelle équipe fut formée en tenant toujours compte du schéma des accords de paix Marcoussis, à l’exception des ministres des Transports et de l’environnement qui ont été limogés.Je vous informe que plusieurs commissions ont été nommées pour faire la lumière sur ce scandale qui vient une fois de plus meurtrir la nation ivoirienne. Concernant la rareté des articles sur mon pays dans la presse helvétique, je pense qu’elle résulte de l’intérêt que vous les journalistes européens portez aux évènements africains, il me semble que vous ayez un regard distant des faits des autres pays du monde et plus spécialement de l’Afrique.

Cet événement intervient alors que des pourparlers de paix sont en cours, y aurait-t-il une relation entre ces 2 faits ?

En partie oui, car depuis le 19 septembre 2002, le début de la rébellion qui dans sa course aveuglante et effrénée du pouvoir a plongé le pays dans une terreur sans précédent ; viols, assassinats, blocage de la situation économique, ...Rien n’est donc fortuit en Côte d’Ivoire, ancienne colonie française. Tenez par exemple, lors d’un discours « le commanditaire de la crise ivoirienne », le président Chirac mettait en garde, qu’il utiliserait des armes à destruction massive pour faire plier certains résistants à sa politique de domination. Ce discours a été prononcé à peine quelque mois avant l’avènement de ce scandale écologique. La coïncidence parait suspecte !!Pour plus de précision nous allons attendre tout de même les résultats des enquêtes sur ce drame, pour ma part, ce scandale pourrait être une attaque chimique contre le régime du Président dans le but de provoquer des émeutes.

Selon vos propos l’opposition, avec l’aide de la France cherche à travers ce scandale à salir le président pour l’affaiblir davantage?

C’est ce que nous constatons malheureusement sur nos tropiques. Des gens qui ont déjà gouverné ce pays préfèrent le détruire par tous les moyens sous prétexte qu’ils ne sont plus au pouvoir et ne peuvent plus y accéder, c’est triste. D’autant plus triste qu’ils bénéficient d’une attention des grandes démocraties (France, etc.) Or, si l’on en croit à leur tapage médiatique, les grandes démocraties sont censées promouvoir un développement durable des autres pays pour un monde meilleur, débarrassé de la misère.

Pouvez-vous nous en dire plus à propos des deux journalistes qui ont été limogés?

Tout que ce je sais, c’est que la Première Dame a porté plainte contre deux journalistes d’un journal ivoirien (le Jour plus) et français (Libération), car elle a été citée par ces deux quotidiens comme la principale responsable du scandale des déchets toxiques en Côte d’Ivoire. C’est aberrant !Sans toutefois rentrer dans les détails de cette démarche, je pense que c’est plus « toxique » de se cacher derrière la liberté d’expression et la liberté de presse pour propager des mensonges.

A propos des pourparlers de paix: où en est on aujourd'hui ?

Concernant le processus de sortie crise, nous pouvons, sans ambages, prendre acte de l’échec de la communauté internationale qui s’est laissée manipuler par la France, principal acteur de la crise ; toute résolution Onusienne sous son autorité ne trouvera aucune sortie de crise, et ce au grand dam des populations ivoiriennes qui ont trop souffert de cette sale guerre. La seule clef de la sortie de crise est le désarmement des rebelles qui ont pris une partie du territoire et de la population en otage.

Quelles sont les apports du COJEP dans cette situation ?

Le COJEP et son Président Charles Blé Goudé restent toujours mobilisés et déterminés pour faire échec à la prise du pouvoir dans notre pays par des méthodes anti- démocratiques.Face à la crise des déchets, le COJEP, par la voix de son Président ont lancé un appel à tous pour venir en aide aux sinistrés. Une chaine d’entraide composée de jeunes médecins a été mise en place pour apporter le soutien médical aux personnes intoxiquées. Il continue néanmoins sa campagne de sensibilisation du respect des institutions étatiques de la jeunesse, et ce par des tournée de mobilisation à travers le pays. Il convient également de mentionner l’ouvrage du président du COJEP M Charles Blé Goudé : Ma part de vérité, qui est une analyse riche et profonde de la crise ivoirienne. Nous nous organisons pour que ce document soit disponible en Suisse. Le COJEP reste vigilant et mobilisé. Toutes les représentations du mouvement en Europe se sont réunies à Genève les 04 et 05 août dernier, dans le cadre de leur troisième Conseil annuel qui a permis de définir la stratégie à adopter pour mieux créer, analyser et véhiculer nos projets de développement et de démocratisation de l’Afrique aux communautés européennes.

Qu’attendez- vous des personnes bien intentionnées en Europe et en Suisse plus exactement?

Nous attendons un réel intérêt et un engagement pour la juste cause dans les conflits. Nous voulons que la presse suisse fasse son travail d’information, de façon objective, au lieu de s’atteler à diaboliser le Président Laurent Gbagbo, dont l’unique « crime » est la remise en cause de la politique française à l’égard de ses anciennes colonies. Ce dernier, tout comme la nouvelle génération, prône une relation de partenariat dans lequel toutes les parties pourront bénéficier. C’est seulement à ce prix que les européens et européennes bien intentionnées, pourront apporter leur know how et leur soutien aux pays en voie de développement. Les européens ont en effet un rôle prépondérant dans l’évolution sociopolitique de l’Afrique, et cela passe par la dénonciation de certains groupes financiers qui pillent le Continent, provoquant ainsi des mouvements d’immigrations massives des jeunes générations africaines vers l« Eldorado européen ».

Interview réalisé le vendredi 21 septembre.

Soirée gala, 09 décembre 2006, Zürich

En Hommage aux victimes des tueries de la force Licorne, de novembre 2004, La Représentation COJEP suisse organise une soirée gala le 9 décembre 2006 à Zürich. Cette manifestation a pour but de récolter des fonds pour apporter une aide matérielle à l'association des victimes et survivants.
La représentation compte sur la participation massive de ses membres et sympathisants.
Le lieu exacte de la manifestation sera communiqué ultérieurement.

On est ensemble!

Parution de "ma part de vérité"





Charles Blé goudé lors d'une séance de dédicace.


Voici bientôt quatre ans que la CI est divisée en deux , à la suite d'un coup d'état manqué.
Cette crise a fait couler beaucoup d'encre et de sang.



Monsieur Blé Goudé Charles, président du Cojep, nous livre "sa part de vérité"de cette crise, à travers une publication intitulée, "Ma part de vérité"
Ce livre autobiographique, écrit dans un style clair et concis, raconte la face cachée de la crise ivoirienne et la lutte que mène l'auteur pour l'émancipation réelle de l'Afrique.

Nous parlons des rapports que nous avons eus avec ceux-là, de ce qu'ils sont réellement. De leur degré de responsabilité dans cette crise" nous a confié le "Général" Blé.
Les relations entre la France et la Côte d'Ivoire et entre la Côte d'Ivoire et l'ONU sont passées au peigne fin. Blé Goudé explique dans ce livre pourquoi il s'oppose à la Françafrique et aussi à certaines décisions de l'ONU qui pour lui , s'écartent de la résolution de la crise.


Nous recommandons vivement à tous les internautes la lecture de ce document

Ma part de vérité, peut être commandé à l'adresse suivante: congres_06@hotmail.com

information d'ouverture

Bonjour cher sympathisant,

Bienvenu sur ce blog du Cojep , dont le but principal est de vous donner des informations réelles et vraies concernant la crise sociopolitique ivoirienne, et de vous informer sur les actions et projets de la représentation Suisse du COJEP mouvement panafricain, d'action et de réflexion sur l'Afrique.
Il permettra en outre de donner le point de vue de la jeune diaspora intellectuelle africaine sur les évènements qui déchirent ce continent.